La Meloni du malheur

C’est la Duce froide !

Les Italiennes, qui se voient déjà imposer un délai de réflexion de sept jours avant une interruption volontaire de grossesse, devront, en outre, se coltiner les militants anti-IVG.

Elles le doivent aux députés transalpins, portés par l’extrême droite de Giorgia Meloni, lesquels ont adopté le 23 avril un amendement pour renforcer la présence des organisations « pro-vie » dans les « centres de conseil ».

Chargés de délivrer les attestations médicales pour les IVG, ces centres étaient déjà pensés pour dissuader les femmes d’y recourir.

L’accès à l’avortement, obtenu de haute lutte en 1978, est depuis longtemps un chemin de croix pour les Italiennes. Plusieurs régions dirigées par la droite financent en effet des groupes de pression infiltrés dans les cliniques (« The Guardian », 16/4).

Et les blouses blanches n’arrangent rien, 63 % des gynécos refusant de pratiquer l’IVG. Ils sont plus de 80 % à renâcler dans certaines circonscriptions, ce qui oblige les femmes à consulter, parfois, à l’autre bout du pays.

Après le voyage en Italie, le voyage en Absurdie ?


Article signé des initiales F. R.-G. Le Canard enchaîné. 30/04/2024


3 réflexions sur “La Meloni du malheur

  1. tatchou92 07/05/2024 / 16h21

    Quelle tristesse, quel recul.. en fachosphère.. ne rigolons pas..

  2. Pat 07/05/2024 / 19h48

    On avance et on recule…Quand on ne sait pas où on va, on retourne sur ses pas, Rien n’est jamais acquis et il faut continuer à se battre (en votant pour marcher droit…mais en chaussons, pas avec des bottes !)

  3. bernarddominik 07/05/2024 / 20h23

    Honteux. Et bien triste.

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