Bompard : “come back”

En votant, en novembre dernier, pour la création d’un statut de « collaborateur occasionnel du service public », censé permettre à des retraités de donner des coups de main à la médiathèque « pour couvrir des livres », les élus d’opposition à la mairie d’Orange (Vaucluse) ne se doutaient pas que le retraité en question était en fait l’ancien maire d’extrême droite, Jacques Bompard, 81 printemps.

O surprise, ils ont découvert, lors du conseil municipal du 22 mars, que la ville, désormais dirigée par Yann, le cadet des Bompard, avait conclu, en février, une convention d’« accueil d’un collaborateur bénévole » avec le père.

Élu sans discontinuer depuis 1995, l’ancien édile Front national avait été forcé de rendre prématurément son fauteuil en 2021, après une condamnation à cinq ans d’inéligibilité, un an de prison avec sursis et 30 000 euros d’amende pour prise illégale d’intérêts. Il avait eu la bonne idée de céder un local municipal à sa fille et à son gendre, qui l’avaient ensuite revendu avec une solide plus-value.

À l’époque, l’ex-membre fondateur du FN, recyclé à la Ligue du Sud, avait fustigé le « gouvernement des juges » et juré qu’il allait conserver un bureau à la mairie. Le voilà donc « officiellement » de retour, comme « conseiller », avec un contrat d’un an « renouvelable tacitement ».

Après que la justice a fait sortir le père par la porte, les petits arrangements familiaux le font rentrer par la fenêtre. Bompard ne part jamais pour de bon ?


Article non signé lu dans le Canard enchaîné. 03/04/2024


Il n’y a que les hyènes qui débarrassent définitivement, les débris de carcasse. MC


Une réflexion sur “Bompard : “come back”

  1. tatchou92 10/04/2024 / 0h31

    « les c…. çà ose tout, c’est à çà qu’on les reconnait ».. s’applique selon mon humble personne à cet homme..

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