À en croire le gouvernement, les 10 milliards d’euros de baisse de dépenses publiques annoncée pour l’année 2024 et qui pourrait être doublée en 2025 n’auront pas le moindre effet, ni sur le quotidien des Français, ni sur les politiques menées, ni sur l’effectif de fonctionnaires. […]
Pourtant, ce coup de rabot qui ne dit pas son nom (le ministre de l’Économie préfère parler de « refroidissement » de la politique gouvernementale) aura bel et bien des effets sur l’État, comme n’ont pas manqué de le signaler les syndicats. « Ces 10 milliards de coupes constituent aussi une nouvelle attaque contre la fonction publique dont les plus de 5 millions d’agents subissent déjà une politique d’austérité ravageuse et une dégradation continue des conditions de travail ».
Ces dernières ne vont probablement pas s’améliorer. Des spécialistes ont sorti leur calculette : selon eux, entre 15 000 et quelque 20 000 postes pourraient être supprimés dans la Fonction Publique d’État (FPE), cette année, en raison des économies annoncées par l’exécutif. Pour aboutir à ces estimations, ils ont passé au crible le décret n° 2024-124 publié au Journal officiel le 21 février. Le document décline les effets des 10 milliards d’euros de coupe, ministère par ministère. La colonne « Titre 2 » désigne, dans la nomenclature de l’État, les crédits de masse salariale.
Sabrer 781 millions dans le coût salarial
Le gouvernement à l’intention d’amputer ces derniers de quelque 781 millions d’euros. En partant du « coût salarial » moyen d’un agent de la FPE (c’est-à-dire environ 27 000 euros de rémunération annuelle brut, à laquelle il faut rajouter les cotisations « patronales », soit quelque 40 000 euros par an en tout), il est possible de chiffrer les suppressions de postes.
Arnaud Bontemps, cofondateur de « Nos services publics », en anticipe 19 100, dont 8 000 dans l’enseignement scolaire, 7 500 dans la recherche, 1 700 dans la défense ou 1 200 dans l’agriculture. « Il ne s’agit ici que d’un ordre de grandeur, nous indique-t-il. Lorsque vous supprimez des crédits de masse salariale, je ne vois que deux solutions : supprimer des postes ou réduire les salaires. »
Ancien rapporteur général de la Cour des comptes et fondateur du site Fipeco, François Ecalle aboutit pour sa part à une estimation un peu moins élevée, de l’ordre de 15 000 postes en moins. « Je suis parti du principe qu’une partie des économies de masse salariale seraient probablement réalisées par le décalage du versement de mesures catégorielles (primes – NDLR), explique-t-il. Cela réduit légèrement le volume de suppressions. »
Annulations d’embauches et non remplacements
Ces suppressions d’emplois se feraient de deux manières : annulation des embauches programmées cette année (7 000) et non-remplacement des départs (8 000). Chaque année, quelque 60 000 fonctionnaires partent en retraite, souligne le spécialiste. Au-delà du chiffre, ce qui interpelle, c’est la « discrétion » du gouvernement sur le sujet, qui refuse catégoriquement de parler de baisse d’effectifs : contactés, les services du premier ministre ne nous ont d’ailleurs pas répondu.
D’après un article de Cyprien Boganda. Source (Extraits)
Macron ne veut pas imposer les riches ni les milliards du cac40. Les impôts et taxes sur les classes moyennes « aisées » sont tels que les augmenter c’est tuer les services comme restauration tourisme culture, donc il préfère limiter ce qui profite aux pauvres, car il juge l’impact sur l’économie faible. En France quand l’état perçoit 1€ il en dépense 1,40€, le budget de l’état est en déficit de 38%, soit entre 5 et 6% du PIB. Or Macron veut augmenter l’aide à l’Ukraine (1% du budget de l’etat) et préparer un conflit avec la Russie (budget incalculable). La réalité nous apparaît maintenant clairement Macron est devenu fou.
Juste un bémol dans ton commentaire, Bernard, à aucun moment la situation économique, sociale et fiscale des plus pauvres, tirent « un profit » quelconque de la société macronienne… bien au contraire ils (les pauvres — mais qui est riche avec un SMIC, grevé de loyer, le chauffage, la nourriture, le transport) en pâtissent terriblement à voir le nombre malheureusement grandissant quémandeur aux portes des associations caritatives.
Pour le reste bien évidemment à ne pas vouloir taxer fiscalement réellement les entreprises du CAC 40 leurs actionnaires et les milliardaires se pavanant dans les paradis fiscaux, nous sommes d’accord.
MC
Démanteler les services publics, c’est « du pain béni » pour les copains… C’est en piste pour la SNCF. On ne devrait pas tarder à voir circuler des trains d’autres pays européens… Les amis cheminots qui ne sont pas vraiment rassurés, nous le disent, les personnels recrutés n’ont plus le même statut protecteur…
On vit le bazar à la RATP qui manque de chauffeurs de bus, les usagers ne sont pas à la fête, moins de transports depuis des mois (pas sympas pour les banlieusards qui partent au boulot ou au lycée…) Ça existe encore les services de l’Équipement ? Sans parler de l’hôpital,