Jean-Louis Valentin, le pédégé du groupe Valmonde, s’est livré, le 7 février, à un savant numéro de câlinothérapie auprès de la rédaction de « Valeurs actuelles ».
Venu réconforter les journalistes de l’hebdo extrême droitier après le décès de son propriétaire, le milliardaire franco libanais Iskandar Safa, Valentin en a profité pour annoncer que ses héritiers devraient conserver le magazine et, mieux encore, y réinjecter de l’oseille en ces temps difficiles. Depuis la guerre fratricide qui a poussé Geoffroy Lejeune à rejoindre le « JDD » et l’écurie Bolloré, les ventes et les abonnements de « Valeurs actuelles » sont en baisse…
Las ! Dans l’entourage d’Iskandar Safa, il se murmure que les dirigeants du magazine se sont peut-être un peu avancés. L’avenir de Valmonde et de « Valeurs actuelles » se trouve désormais entre les mains de son fiston, Akram Safa, lequel est bien moins passionné par la presse française que son paternel.
Jeune businessman anglophone, toujours dans un avion entre Abou Dhabi, Hambourg ou Cherbourg, Akram est surtout investi dans l’empire des chantiers navals (CMN) édifié par son père pendant trente ans. Côté presse, il a moyennement apprécié, comme son défunt paternel, l’engagement de « Valeurs actuelles » auprès de Zemmour à la présidentielle et ne voit pas trop, malgré la purge qui a suivi, ce qui a changé depuis.
Le 16 février, Akram Safa débarque à Paris pour annoncer ses intentions. Il n’est pas impossible que l’héritier décide de larguer la danseuse de son père. « Aucun contact avec un acheteur potentiel n’a été pris pour l’instant », jure un proche du nouveau patron. Mais, dans les couloirs de « Valeurs actuelles », deux ombres planent déjà : celle de l’homme d’affaires milliardaire catho-tradi Pierre-Edouard Stérin et, bien sûr, celle de son double de cœur, Vincent Bolloré. Voilà qui changerait tout !
Jérôme Canard. Le Canard Enchaîné. 14/02/2024
La presse incapable de trouver des lecteurs est fragile, car même les milliardaires sont mortels.
Le lecteur attend une ligne éditorialiste claire, ou pour être plus précis, clairement marquée politiquement ou identifiée socialement.
Lorsque le lecteur – de moins en moins assidue aux informations papier – lit les mêmes propos colportés par l’audio télé, les quotidiens, hebdomadaires voir des mensuelles, ayant les mêmes analyses et conclusions vis-à-vis de certains événements urbains ou de politique générale, il y a désintéressements envers les diverses publications.
À noter que « l’événement informatique » est traité par des lignes éditorialiste de droite plus ou moins extrême, à 90 %. Reste 9 % Affichant une ligne plus ou moins tempérée plutôt centriste et enfin 1 % purement politique, à la ligne parfois obsessionnelle.
Après cette analyse réaliste faut-il s’étonner que les élus parlent de politique à droite…
Bien évidemment cette analyse n’engage que son auteur. MC
Pas besoin de somnifères.. Par contre, je suis étonnée, habitant dans un quartier populaire de voir la queue devant la caisse dédiée aux différents jeux, loto, tiercé et autres, du bureau de tabac.. et de voir sortir les billets de 50€ pour payer …
les casiers de la presse ne contiennent que quelques exemplaires, qui ne partent pas tous.. sauf ceux des programmes télé.., et la presse féminine.. l’objectif visé est atteint.. ils vendent du rêve et asservissent..