La jactance d’Attal…

… une politique générale sarkomacronistedroitiere, atchoum, très mal perçu !

Elle n’est pas de bon augure pour le reste d’un second quinquennat au demeurant, c’est vrai, déjà si mal partit… Triste évolution de cette déclaration de politique générale qui pourrait mener dans (un) l’avenir (proche ?) à de tensions tumultueuses.

Pas content des annonces… ou encore, jamais heureux ces français, dont je fais partie.

La raison principale étant que rien n’est annoncé pour tenter d’établir une égalité répartitrice des résultats des travailleurs. Ces travailleurs qui pourtant créent la richesse de l’État français et surtout des entrepreneurs et leurs actionnaires. Ces résultats en bourse mirobolant qui laissent crever bons nombres des besogneux. Les aides subventions diverses destinés à calmer les revendications ne sont pas une solution à terme. Seuls des salaires décents permettront de régler correctement les producteurs et leurs différentes productions, à ramener le calme social. MC


Désmicardiser, déverrouiller et débureaucratiser la France : Gabriel Attal a déroulé la feuille de route de son gouvernement lors de son discours de politique générale. Un discours axé sur le travail et la sécurité, aux accents plus sarkozystes que socialistes.

« Affronter pour avancer ». Gabriel Attal pensait-il à lui en prononçant cette phrase dès les premières minutes de sa déclaration de politique générale ?

Le Premier ministre avait face à lui un hémicycle comble et indomptable, prompt à l’acclamer ou à l’invectiver.

Un hémicycle à « affronter pour avancer » politiquement, des difficultés et des crises à « affronter » pour faire « avancer » le pays : « Un passage difficile, douloureux, inquiétant à bien des égards. Mais un passage que nous réussirons », a promis le Premier ministre, détaillant pendant quatre-vingt minutes sa feuille de route.


Ferme, mais sans éclat

L’exercice n’est jamais aisé, surtout quand le chef de l’État s’est réservé les annonces importantes à l’occasion d’une conférence de presse deux semaines plus tôt. « La France rime avec puissance », affirme le Premier ministre, répétant la promesse d’Emmanuel Macron.

Sans hausser la voix, sur un ton ferme, mais sans éclat ni esbroufe, Gabriel Attal s’est adressé à « ceux qui écoutent et ceux qui n’y croient plus », et notamment aux classes moyennes qu’il nomme « les Français de l’entre-deux, trop riches pour bénéficier des aides, mais pas assez pour ne pas compter ».

Gabriel Attal est convaincu que cette France peut basculer dans le vote pour les extrêmes et tout son discours de politique général lui est prioritairement destiné.

Désmicardiser

Quatre axes d’actions ont en effet été détaillés par le chef du gouvernement : faire en sorte que le travail paye mieux, des services publics plus accessibles, de l’autorité partout et pour tous et un environnement plus respirable. Concrètement, la recette miracle de Gabriel Attal tient en trois mots : déverrouiller, désmicardiser, débureaucratiser pour réarmer le pays.« Désmicardiser pour promouvoir le travail, déverrouiller pour libérer l’initiative et la croissance ».

Concrètement, il veut un choc pour les bas salaires, un choc d’offres dans le domaine du logement et un choc d’autorité qui passe notamment par la création de travaux d’intérêt éducatif pour les jeunes de moins de 16 ans. C’est l’une des réponses aux émeutes de juin dernier. « Tu casses, tu répares, tu salis, tu nettoies, tu défies l’autorité, tu apprends à la respecter », a-t-il martelé devant les bancs de la gauche, médusée.

Discours sarkozyste

Libéraliser d’un côté, avec un coup de balai dans les normes, et sécuriser de l’autre avec « de l’ordre dans les rues » : Gabriel Attal s’est plus appuyé sur sa jambe droite que sur sa gauche. Résolument politique, aux accents très sarkozystes, le Premier ministre s’en est aussi pris au Rassemblement national, en tête des intentions de vote pour les prochaines élections européennes. « Moins d’Europe, c’est moins de puissance pour la France », a-t-il scandé citant l’exemple du Brexit. « Qui s’est affiché ouvertement avec le leader du camp du Brexit ? C’est le Rassemblement National », a-t-il pointé. Une campagne qui sera donc menée à droite avec la méthode Attal qu’il a définie lui-même : « Dire la vérité, même quand ça fait mal ».


Nathalie Mauret Le Dauphiné Libéré. 31/01/2024


  • Travail

Le Premier ministre a annoncé la généralisation à tous les départements du conditionnement du RSA à 15 heures d’activité d’ici au 1ᵉʳ janvier 2025.

  • Logement

Gabriel Attal veut créer « un choc d’offre » sur le logement. « Nous allons simplifier massivement les normes : revoir les DPE, simplifier l’accès à MaPrimeRénov, faciliter la densification, lever les contraintes sur le zonage, accélérer les procédures », a-t-il énuméré. Vingt territoires engagés pour le logement seront désignés, où « nous accélérons toutes les procédures avec pour objectif l’y créer 30 000 nouveaux logements d’ici à trois ans ».

  • Écologie

Le Premier ministre a indiqué le lancement d’un « service civique écologique » qui rassemblera d’ici à la fin du quinquennat « 50 000 jeunes prêts à s’engager concrètement pour le climat ». Sur le volet environnemental, il a fait part de son intention de lancer un plan de réduction de la pollution plastique visant les 50 sites les plus générateurs d’emballages plastiques en France.

  • Santé

Au sujet des rendez-vous médicaux non honorés, le Premier ministre se dit favorable à un « principe simple quand on ne vient pas sans prévenir, on paye ». Gabriel Attal souhaite aussi que chaque département soit doté d’un service d’accès aux soins dès cet été. Dans les départements qui n’en disposeraient pas, Gabriel Attal se dit « prêt à restaurer l’obligation de garde pour les médecins libéraux ». Face à la pénurie de médecins, il a développé plusieurs annonces : « la régularisation des médecins étrangers sur notre territoire », l’envoi d’un « émissaire, chargé d’aller chercher à l’étranger des médecins », ou encore des passerelles facilitées entre professions paramédicales et études médicales. Côté médecine scolaire, il a annoncé une prime de 800 euros pour les infirmières, versée en mai, avant que leur salaire ne soit revalorisé de 200 euros net par mois.

  • École

L’ancien ministre de l’Éducation nationale souhaite que l’État prenne en charge le financement de « l’accompagnement des enfants en situation de handicap sur le temps du déjeuner en lieu et place des collectivités locales » et prenne aussi « intégralement » en charge le remboursement des fauteuils roulants.


Article signé des initiales C.T. Le Dauphiné libéré. 31/01/2024

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Réaction de certains partis politiques…

Remontés à bloc. Les quatre groupes de gauche se sont unis pour rédiger une motion de censure, déposée avant même le discours de politique générale de Gabriel Attal. Ce texte est présenté comme une motion de défiance de la gauche qui s’indigne sur le fait que le Premier ministre n’a pas demandé de vote de confiance. Voilà pour la forme.

Pour le fond, toute la gauche, des insoumis aux socialistes, est vent debout contre les annonces du chef du gouvernement, notamment l’allocation de solidarité spécifique (ASS) perçue en 2019 par 351 000 chômeurs en fin de droits qui basculeront au RSA. Ce qui entraînera pour eux une baisse de revenus. Ou encore la nouvelle réforme annoncée de l’assurance chômage. La cheffe des députés insoumis Mathilde Panot a dénoncé devant la presse à l’Assemblée « la pire régression de la dernière décennie avec le retour sur la loi SRU. ».

« Rien ne sera demandé aux grandes fortunes, aux grandes entreprises, aux prédateurs de la nature… Mais on réduira les obligations pour le logement social, on réduira l’ASS, les droits des chômeurs, des bénéficiaires du RSA, on augmentera de 10 % le prix de l’électricité… », a tonné Olivier Faure, secrétaire général du PS.

Cette motion n’a toutefois que peu de chance d’être adoptée dans la mesure où les LR ne s’y associeront pas. Mais Eric Ciotti, patron du parti de droite, se réserve le droit de censurer également le gouvernement.


Article signé des initiales D.B et N.M. Le Dauphiné libéré. 31/01/2024


2 réflexions sur “La jactance d’Attal…

  1. bernarddominik 31/01/2024 / 12h27

    Du positif en théorie (car les paroles s’envolent), augmenter les salaires, moins de bureaucratie, on a rien sans rien le travail pour le rsa est d’abord éducatif, mais pour le santé et l’école des mesures qui font sourire. Quant au chômage aucune solution concrète juste encore sanctionner ceux qui ont perdu leur emploi. C’est bien faiblard et ça ne permettra même pas à la France de respecter les règles d’une économie saine.

  2. tatchou92 01/02/2024 / 18h09

    C’est beau comme un vieux camion… Ouf, les beaux quartiers n’ont pas tremblé.. Les enseignants, les soignants apprécieront, les sans emploi, les chômeurs, les smicards, retraités, et le monde du travail aussi… et la crise agricole continue…

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