Le courrier est adressé au président Albert Lebrun et date du 2 mai 1938.
Il est signé, entre autres, d’Albert Sarraut, ministre de l’Intérieur de l’époque, et de son homologue des Affaires étrangères, Georges Bonnet (les mêmes qui, un peu plus de deux ans plus tard, voteront les pleins pouvoirs à Pétain).
Sarraut récidive le 14 mai, pour évoquer les étrangers qui travaillent sur le sol français : « En ce qui concerne le régime des travailleurs, nous avons estimé qu’il convenait d’opérer parmi eux une discrimination rationnelle tenant compte de leur degré d’assimilation, de leur attachement à notre pays et des services qu’ils lui ont rendus. »
… Dans les métiers pas encore dits « en tension » ?
Convenez-en, ce courrier pourrait être un écrit de nos jours par un Jordan Bardella, Eric Zemmour, Darmanin, Larcher, etc. L’actualité, la récente loi Immigration, pourrait le laisser penser.
D’après un article signé des initiales L. G. Le Canard enchaîné. 17/01/2024
L’immigration peut être vue du côté idéaliste, et on rajoute une taxe de 20% sur la consommation pour accueillir dignement tous les étrangers. Mais on peut aussi se poser la question de la capacité de notre terroir à nourrir tout le monde. Et alors, il faut voir la réalité : la France est pleine. On ne peut rien rajouter à moins de se dire que nos enfants mourront de faim.
« à moins de se dire que nos enfants mourront de faim. »
Vu ce qu’on jette comme aliments, ce n’est pas pour tout de suite : « 10 millions de tonnes d’aliments sont jetés chaque année en France. C’est donc 150 kilos de nourriture jetés par français en moyenne «