Extrêmement riche en ressources pétrolières, la région contrôlée par le Guyana se trouve au cœur d’un litige frontalier avec le voisin vénézuélien.
Comme d’habitude, hélas, dès qu’il y a des richesses à exploiter, les États-Unis se tiennent en embuscade.
L’Esequibo : quèsaco ?
Pour le Guyana, c’est trois quarts de son territoire, soit 159 000 kilomètres carrés abritant six des dix régions qui composent cette République coopérative figée entre le Surinam, le Brésil et le Venezuela.
Pour le Venezuela, c’est une « zone contestée », réclamée depuis plus d’un siècle et demi et qui apparaît bien en vue sur toutes les cartes conçues par la révolution bolivarienne…
Et visible aussi depuis 2006 sur le drapeau vénézuélien, symbolisée par la huitième étoile rajoutée à l’initiative du feu président Hugo Chávez (1999-2013) pour rappeler la volonté de réintégrer la province dans le giron du pays de Bolívar.
Voilà donc cent quatre-vingts ans que l’Esequibo – ou Guayana Esequiba – est l’épicentre d’un conflit juridique entre Caracas et Georgetown, incapables de se mettre d’accord sur le tracé de la frontière qui les sépare. Mais si personne ne s’entend sur la propriété de ce territoire grand comme deux fois l’Autriche, une chose ne permet aucun doute : son incommensurable abondance en ressources naturelles.
Composée principalement de jungle, la région est extrêmement riche en or, aluminium, diamant, fer, bauxite, cuivre… Ses fleuves en font aussi un excellent candidat pour produire de l’énergie hydroélectrique, notamment grâce à ses impressionnantes chutes d’eau dont certaines s’élèvent cinq fois plus haut que celles du Niagara.
L’entreprise US, Exxon (Exploitant d’hydrocarbure) aurait poussé le Guyana à déposer une requête auprès de la Cour internationale de justice de La Haye, en 2018, pour faire à nouveau valider le traité de 1899. Une option d’emblée rejetée par le Venezuela qui ne compte pas remettre en cause sa nullité, et rejette la compétence de l’organe siégeant à La Haye.
Des bases militaires américaines dans l’Esequibo ?
« Tout est très clair, indique la députée vénézuélienne Ilenia Medina, du parti de gauche Patrie pour tous, le Guyana a délivré des concessions de manière illégale et arbitraire, au mépris de l’accord de Genève, du droit international et de la charte des Nations unies. »
Pour cette membre de la commission spéciale de l’Assemblée nationale chargée du dossier, il ne fait aucun doute que l’attitude « enhardie » du voisin s’explique par la tutelle d’Exxon, « soutenu par le gouvernement américain qui n’hésite pas à brandir la menace militaire ».
D’après un article de Luis Reygada. Source (extraits)
Dès qu’il y a des 💰en jeu…
Sauf erreur, le Guyana est un pays souverain. En conséquence, le Venezuela ne peut arguer d’une annexion. Il semble bien qu’il s’agirait alors d’une déclaration de guerre ; une de plus dans le monde diligenté par des intérêts financiers. Par ailleurs, il est fortement possible de faire un parallèle avec ce qui s’est passé entre la Russie et l’Ukraine. Amitiés. Michel
https://venezuelainfos.wordpress.com/2023/12/06/exxon-mobil-veut-declencher-une-guerre-en-amerique-latine-par-vijay-prashad/