Cette histoire vieille de trois mois en dit long sur le respect de certains collaborateurs de Macron pour le service public.
Le 13 décembre 2022 au matin, le Premier ministre ukrainien a rendez-vous à l’Élysée. Une conférence internationale se tient à Paris pour aider le pays agressé à passer l’hiver.
Tandis que l’imposant (et ultra-sécurisé) cortège approche, un flic posté sur le chemin du convoi pour faciliter son passage voit, à un jet de pierre du Palais, un deux-roues chercher à passer en force. Le policier est à cran : il pourrait s’agir d’un militant pro-russe désireux d’en découdre. Lorsqu’il tente de bloquer le scooter, son pilote hurle sur un ton méprisant : « Je suis pressé ! Je travaille là ! »
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À l’énervé qui le menace de « faire remonter », le flic rappelle qu’« être gendarme ne constitue pas un passe-droit ». À force d’insister, le poulet, qui veut « [s] ‘assurer qu’il n’a pas affaire à un usurpateur », finit par obtenir une pièce d’identité. Et, là, surprise : le pandore est un préfet !
Le flic conclut dans son rapport : « Je me suis senti rabaissé et humilié face à un haut fonctionnaire me rappelant qu’il pouvait user de ses connaissances pour m’atteindre. »
Didier Hassoux et Christophe Labbé. Le Canard (Extraits). 15/03/2023
C’est révélateur du mépris du peuple mais aussi des lois que manifestent les hauts fonctionnaires. Qui n’a pas vu une voiture banalisée munie d’un gyrophare mobile franchir lignes jaunes feux rouges ignorer les limitations de vitesse! Ces gens se croient au dessus des lois et au dessus du « bon peuple ».