Alors que l’État a décidé de dépenser davantage …
…pour restaurer les monuments historiques et continue de faire la quête pour Notre-Dame, il s’entête à consacrer toujours moins d’argent à leur entretien, indispensable pour prévenir de coûteuses dégradations.
Dans son rapport sur l’exécution du budget du patrimoine, remis le 5 juin, le député LR Gilles Carrez décrypte cette politique de Gribouille. En dehors des grands projets (Grand Palais, Versailles…), la Culture a déboursé 31 millions d’euros de plus en 2018 (231 millions, au total) pour restaurer nos vieilles pierres.
Dans le même temps, la Rue de Valois a claqué 3,7 millions de moins (31,5 millions, au total) pour réparer les gouttières percées et les tuiles cassées des monuments historiques. La loi de finances avait pourtant prévu l’inverse : 15 millions supplémentaires pour l’entretien !
Chantier interdit
Pour tout arranger, souligne Carrez, le budget du patrimoine traîne 636 millions de factures en rade, qui promettent de « lourdement peser sur les crédits de paiement dans les années à venir ».
Les cathédrales font figure de parents pauvres. L’an passé, l’État a consacré moins de 40 millions à la restauration et à l’entretien des 87 cathédrales qui lui appartiennent. Celle de Valence (Drôme) (un édifice roman dont le bulletin de santé est considéré comme « mauvais » par les experts) n’a eu droit qu’à une aumône de 37 430 euros. De quoi remplacer quelques pierres de taille…
Quatorze autres cathédrales sont jugées « délabrées ». Et non des moindres : celles de Bourges, de Reims ou de Beauvais écopent de l’appréciation « en mauvais état » ; celles de Luçon et de Clermont-Ferrand sont classées en état de « péril partiel ».
Faute de « programmation des travaux centralisée » au niveau national, chaque direction régionale des affaires culturelles (Drac) joue en solo. Si les Drac d’Occitanie et de Centre-Val de Loire ont lancé des opérations de restauration de grande envergure, celles d’Ile-de-France et d’Auvergne-Rhône-Alpes ont laissé la plupart de leurs cathédrales tomber doucement en ruines.
Article non signé. Le Canard enchaîné. 07/08/2019
Pour entretenir, réparer il faut des fonds, moins d’emplois en France, c’est moins d’argent à consacrer à cette tâche. Alors on choisit c’est l’argent des dividendes ou celui de l’entretien des monuments et de bien d’autres choses comme la santé des humains par exemple, l’éducation…….
Bonjour Michel,
J’ai découvert récemment que celle de Beauvais est restauré par une association, association qui a été mise en place afin de la sauver car elle était dans un très état, à l’abandon…. Ces réparations sont subventionnées mais pour le plus gros c’est l’association qui monnaye. De plus il n’y a aucun personnel de l’état pour sa gestion quotidienne. La cathédrale de Beauvais est la seule en France qui fonctionne ainsi !
Pour l’entretien de l’horloge astronomique, elle est entretenu par un maitre horloger de Beauvais qui donne de son temps et essaye de trouver un jeune afin de le former car les années passent pour celui-ci, mais hélas, sans grand résultat…
Bonne journée à vous Michel ! 🙂