En finir avec un préjugé ?

La santé en général,
la médecine généraliste en particulier
avec ces déserts médicaux, notamment dans la ruralité,
pose de nombreux problèmes.

Bien qu’à mon âge, vacciné pour tout, j’ai contracté une grippe sévère, accompagnée de quintes de toux qui rendent ma respiration difficile – mauvais pour un cardiaque.
Mon premier réflexe est d’aller au cabinet médical du coin pour obtenir une ordonnance, afin d’acheter des médicaments plus efficaces que ceux sans ordonnances de la pharmacie.
Le cabinet, surchargé, m’a conseillé d’aller aux urgences de l’hôpital du canton – à trois quarts d’heure de route dans cet état ! Des urgences elles-mêmes surchargées, avec plusieurs heures d’attente, les cas graves étant prioritaires, comprenez-vous.

Dans la nuit de mardi à mercredi, des quintes de toux m’ont empêché de dormir.

  • Une pharmacie du bourg, à sept kilomètres, a un service MEDADOM, mais j’ai des doutes sur les consultations à distance.
  • Comment un diagnostic peut-il être fait par quelqu’un qui ne connaît pas mon dossier ?
  • Que deviennent les informations recueillis ?
  • Peuvent-elles être mal utilisées ?
  • Autant de réserves.

Poussé par ma femme, c’est finalement de la maison que j’ai contacté ce service — avec toujours beaucoup de réserve.
Après ouverture d’un dossier — affirmé comme personnel — remplissage de divers formulaires, puis une longue attente devant l’ordi (de l’ordre minimum d’une heure) avant qu’apparaisse un docteur — en l’occurrence une docteure.
Un dialogue s’installe. Après 15-20 minute le diagnostic est prononcé « et s’il vous convient », après fermeture de la visio, dans les 15 minutes suivantes, vous avez une ordonnance et feuille de soins en bonne et due forme.

Je me dois de reconnaître l’efficacité de ce service, j’ai pu le soir même commencer efficacement la médication qui je l’avoue, m’a soulagé fortement. Attendons toutefois la guérison avant de recommander pleinement ce type de service.

Il me semble que ce service doit être utilisé, conseillé pour régler des maux sans grande gravité, il permet également de renouveler des ordonnances. Restons en discussion sur le coût de 30 € à débourser avant d’être remboursé, certes, par la sécu et la complémentaire, mais c’est au patient de faire le boulot.

Y a-t-il une moralité, non, mais une observation, oui.
Ce genre de service dégage en partie l’État de son obligation d’en finir avec les déserts médicaux ; quant à la sécu et complémentaires, de fait, vous « prenez » le travail d’un.e employé.e, c’est toujours ça de gagné sur le budget dévolu.


MIchel

L’avis de Pat Le R.

Il faut souffrir…pour prouver qu’on est bien malade, et certains manques deviennent des soucis morbides. Le pire c’est de voir année après année la dégradation des services de santé en même temps que le pays vieillit.


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