L’encombrant héritier…

… Reza Pahlavi

Il se tient prêt.
Comme un chef d’État en exil à l’étranger, prêt à retourner au pays.

À chaque crise vécue ces dernières années par la République islamique d’Iran, Reza Pahlavi, 65 ans, redit sa volonté de gouverner l’Iran et appelle les Iraniens à sortir dans la rue.

Pres d’un demi-siècle après la chute de la dynastie Pahlavi, le fils du dernier shah, exilé aux États-Unis depuis la révolution islamique en 1979, se décrit au « Washington Post » comme le garant d’une « transition vers la démocratie. » et affirme que le « moment fatidique approche ».
Sur Fox News, il propose un « referendum sur la future forme démocratique du gouvernement ».
Et dans un nombre incalculable de messages vidéo publiés sur X, il demande à Donald Trump d’intervenir, fixe des rendez-vous symboliques à ses partisans — appelés à entonner des slogans, où qu’ils se trouvent à 20 heures — et martèle qu’il a un «  plan » pour la suite.

Homme providentiel ?

En Iran, qu’il a quitté a 18 ans et où il n’a plus jamais mis les pieds, en juin dernier, l’homme qui se veut providentiel trouve désormais un certain écho. De nombreux manifestants scandent son nom. « Longue vie au shah ! C’est la dernière bataille, Pahlavi reviendra ! » Mais dans un pays où les sondages n’existent pas, sa popularité est difficilement quantifiable.

Néoconservateur et premier soutien de Donald Trump et de Benyamin Netanyahou, il surfe en réalité sur la vague montante de la droite ultra dans le monde.


Dimitri Krier Le Nl Obs. N° 3200. 15/01/2026
 (Synthèse et très courts extraits, se rapporter à la version originale)


Une réflexion sur “L’encombrant héritier…

  1. bernarddominik 17/01/2026 / 9h33

    Je doute que le fils de l’homme qui a créé la savak soit bien vu au pays des pasdarans. Je crois que les Iraniens en ont ras le bol de ces polices politiques qui torturent et assassinent en toute impunité.

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