« La fête est finie » 

Bruno Retailleau dans ses délires est en campagne électorale.

Le président des LR a présenté mercredi (07/01/2026) les propositions de son parti sur le travail, autrement dit ses propositions. [NOTE : Pas sûr que les affirmations de Bruno Retailleau soient appréciées de tous les élus et adhérents LR, notamment ceux dans la ligne Wauquier, mais attendons de voir la suite et le réel programme qui sera proposé aux élections. MC]


« Les questions de sécurité, d’immigration et d’identité me collent à la peau »

Bruno Retailleau, ancien ministre de l’Intérieur, exprime une volonté d’élargir son image au-delà des questions de sécurité, d’immigration et d’identité, en vue de la présidentielle de 2027.
À la tête des LR, il a mis en place de nombreux groupes de travail dirigés par Pierre Danon et Julien Chartier, s’inspirant de la méthode de Nicolas Sarkozy pour développer un programme approfondi.

« L’économie est ma langue maternelle, ma culture »

Avec le travail, tout commence. « Je ferai des conférences de presse chaque mois pour aborder différents sujets », indique l’ancien président du groupe LR du Sénat, mentionnant l’école et le « régalien ». Ceux qui suivent Bruno Retailleau savent qu’il s’intéresse à l’économie. Dans ses premières années en tant que leader des sénateurs LR, il animait la conférence de presse annuelle sur le budget. « L’économie est ma langue maternelle », déclare le Vendéen.

« Social étatisme »

Bruno Retailleau promet un changement de modèle audacieux.
Sans surprise, il évoque les limites du social étatisme et propose un plan libéral pour remédier au « décrochage spectaculaire » du pays, visant une croissance de « 2 % » et « 30 milliards d’euros d’économies ». Cela inclut « 15 milliards d’euros de pouvoir d’achat » pour les salariés, soit « 500 euros par mois », tout en réservant 15 milliards pour la compétitivité des entreprises.
Un plan d’économies de plus de 20 milliards d’euros sur cinq ans sera détaillé ultérieurement.

« Treizième mois »

Bruno Retailleau évoque une idée ancienne de la droite : « Sortir des 35 heures ». Il suggère d’annualiser le temps de travail en passant de 1607 heures à 1623 heures, ce qui représente 16 heures de travail supplémentaires rémunérées. Il précise que cela équivaut à seulement 4 minutes de travail en plus par jour. Au-delà de 1607 heures, il propose d’appliquer « zéro cotisation et zéro impôt » pour les salariés et l’entreprise, à l’exception de la CSG et de la CRDS.
Cela permettrait à un salarié gagnant 2115 euros nets par mois d’augmenter son salaire de 230 euros par mois, soit 2800 euros nets par an, ce qui équivaut à un « treizième mois ». Pour les entreprises, cela signifie que le coût horaire ne va pas augmenter, selon François Asselin.
Concernant la majoration de 25 % pour les heures supplémentaires, le responsable LR laisse le soin à la négociation collective de trancher.

« Permette de creuser l’écart entre le revenu de l’assistant et le revenu du travail »

La « revenu d’incitation à l’activité » oblige 15 heures d’activité complémentaire au RSA et fusionne plusieurs allocations pour encourager la reprise du travail. Cela réduit l’allocation de 30 %, permettant de gagner plus en travaillant. Par exemple, une maman solo passerait de 1486 euros à 1153 euros d’allocations mensuelles, mais gagnerait 470 euros de plus en travaillant à mi-temps, contre 270 euros avec l’ancien système.

Bruno Retailleau propose de créer un « compte social unique » pour retracer les aides sociales, au lieu d’une allocation sociale unique jugée compliquée et coûteuse.
Il suggère de plafonner l’ensemble des aides à 70 % du Smic pour réduire l’écart entre les différents types de revenus.

« Libérer le travail des seniors »

Bruno Retailleau souhaite réformer le travail des seniors et l’assurance chômage en modifiant le cumul emploi/retraite, en arrêtant les allocations après un troisième refus d’offre, et en encadrant les ruptures conventionnelles. Il vise également les travailleurs frontaliers et souhaite lutter contre les abus de l’alternance emploi/chômage.

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La réaction des Français face à ses propositions reste incertaine.


Synthèse d’un article signé François Vignal. Public-Sénat. Source (originale -Lecture libre)

L’Avis de B.H.

Pour un économiste, il ne sait pas compter, 15 milliards par an ça fait 46€ par mois par salarié, auxquels il faut encore enlever charges et impôts.
Les 15 milliards qui restent seraient donc versés aux entreprises en plus des 80 actuels.

En revanche le déficit de l’état, 170 milliards resterait. Si on fait des économies, c’est pour moins dépenser. Donc la charge de la dette continuera à s’accroître, jusqu’où ? Retailleau ne le dit pas.

Il ne dit pas un mot sur le fait que les dividendes des milliardaires sont imposés à 5% (grâce aux sociétés personnelles qui encaissent et dépensent pour les milliardaires, un B Arnaud n’a pas une CB à son nom, mais à celui d’une de ses sociétés) ceux des étrangers à 15% et ceux des français – non milliardaires – à 32% (budget 2026).


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