2026, espoirs ou désespoirs ?

Une année nouvelle n’est jamais un saut dans un autre monde.

Celle-ci commence sur la lancée de la précédente : la destruction de la morale et du droit au profit de la force, du rapt et de la rapine. 

Alors que le feu des bombes réduit chaque jour un peu plus les forces du peuple Ukrainien, alors qu’étouffe Gaza et que les terres de Palestine sont toujours plus volées, colonisées, que les violences des conflits et des guerres frappent des enfants, des femmes, des hommes en deux cents endroits du monde, alors que les États-Unis ont bombardé ces dernières semaines, La Syrie, l’Irak, Le Yémen, La Somalie, Le Nigeria, le shérif de la Maison Blanche commence l’année en ordonnant une mafieuse razzia sur Le Venezuela.

Dans une opération préparée de haute main et de longue date le commandant en chef de l’imperium nord-américain a kidnappé le président du Venezuela et l’a fait incarcérer dans une prison de New-York. 

Cet acte mafieux est un nouveau point de bascule qui touche chacune et chacun d’entre nous. 

Le texte souligne que, malgré les critiques sur les méthodes de Maduro et la crise qu’il a créée, il y a une violation du droit international et de la souveraineté nationale, illustrée par un non-respect des articles de la Charte des Nations Unies et du droit américain, qui exige une consultation du congrès pour l’usage de la force.

Cet insupportable acte de piraterie doit être compris dans la nouvelle cohérence impulsée par le grand capital nord-américain en mutation qui veut garder sa prééminence, sa domination sur le monde. 
Ce projet déploie plusieurs volets  formant un nouveau système politique.
Il confirme la volonté de s’accaparer toujours plus de richesses du sol et du sous-sol. 

Il vise à consolider le pétrodollar alors que la montée de la valeur de l’or met en cause le dollar comme monnaie de réserve mondiale alors que la dette des États-Unis atteint l’astronomique somme de 33 442 milliards de dollars.

L‘Europe commet une lourde faute en se laissant traiter comme un vulgaire espace périphérique, de plus en plus vassaliséet offerte aux ambitions des extrêmes droites amies de Trump.

Les grands défis de l’heure deviennent de vitaux enjeux de civilisation qui surpassent – et de loin – toutes les vaines querelles qui minent le champ progressiste et la perspective d’un monde commun juste, libre, promoteur du désarmement et de la paix.

Il est urgeant de remettre sur le métier le projet d’une autre construction européenne coopérative, autonome, respectueuse des nations et des peuples qui la composent, promouvant le bien-être des populations, les œuvres d’humanité : écoles, universités, hôpitaux, logements, transports, culture, recherche, alimentation, transition écologique des activités.
Une telle Europe chercherait des alliances fortes auprès des peuples des pays du Sud, en s’intéressant aux projets des pays membres des Brics+, en produisant des efforts pour le désarmement notamment nucléaire en s’associant au Traité d’interdiction des armes nucléaires (TIAN), en développant une diplomatie climatique et une économie de paix, inventant une sécurité sociale, sanitaire, alimentaire, écologique. 

Une construction européenne à partir des besoins populaires, associant les peuples serait à la fois la garantie de son autonomie et du recul des forces d’extrême droite relaies de la politique de l’internationale réactionnaire et fascisante basée à Washington qui menace chacune et chacun d’entre nous.


Patrick Le Hyaric.
Synthèse de « La Lettre du 05/01/2026 ». Source originale (lecture libre)

L’avis de B.H.

Tout à fait d’accord sinon que pour être indépendante l’Europe doit pouvoir discuter face a Trump Poutine ou Xi, et leur respect va uniquement à la crainte du nucléaire, on l’a vu avec la Corée du nord, qui de minuscule dictature est devenue un des acteurs importants du monde.

L’avis de R.B.

Il n’y a pas d’Europe si ce n’est l’Union européenne sans système législatif digne de ce nom.
D’autre part l’exécutif n’est l’émanation d’aucun pouvoir issu du suffrage universel des nations et peuples qui composent cette entité commerciale.
La démocratie n’existe pas !


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