Europe, fais quoi, est où ?

Le dogmatique concept de « marché ouvert où la concurrence est libre », alors que tous les continents se protègent est devenu l’autoroute par laquelle à coups de délocalisations, de spéculations et de fluctuations monétaires L’Europe est dépouillée de ses atouts industriels et agricoles. Et la conception de la défense comme pilier européen de l’OTAN, soit l’inféodation aux desiderata de l’imperium, empêche l’Union européenne d’agir pour faire cesser des guerres.

Les dirigeants européens échouent à utiliser des outils anti-coercition contre les grandes entreprises américaines, nuisant à la crédibilité des institutions européennes. Cela soulève des questions sur l’organisation continentale et affaiblit l’UE, qui trahit ses valeurs en restant silencieuse sur les crimes de guerre et en cédant aux demandes de démantèlement des régulations numériques et des protections commerciales.

Le déplacement de Mme Von Der Leyen sur le terrain de golf de D. Trump pour accepter l’achat de pétrole et de gaz américains, ainsi qu’un don considérable aux États-Unis, illustre la vassalisation de l’Europe. En parallèle, elle a écarté M. Thierry Breton pour défendre les droits des citoyens européens face aux intérêts numériques, tout en restant silencieuse sur les sanctions à son encontre et sur les menaces contre les juges européens.

Le discours de JD. Vance à Munich en février 2024 sur « la stratégie de sécurité nationale des États-Unis » met en avant une approche agressive, visant à renforcer le nationalisme et l’expansionnisme territorial. L’objectif est de contrôler « l’hémisphère nord » et d’entraver la coopération européenne.
Une version plus détaillée de cette stratégie, révélée par « Défense-One », exprime le désir de démanteler les alliances comme les Brics+ et l’Union européenne, en remplaçant le G7 et le G20 par un groupe appelé « Core 5 » avec les États-Unis, la Chine, la Russie, l’Inde et le Japon.

Ce projet vise à provoquer la séparation rapide de quatre États membres de l’Union européenne opposés à l’immigration, tout en soutenant l’extrême droite. Il critique le multiculturalisme et l’Europe pour un prétendu « effacement civilisationnel ».
L’Amérique du Nord cherche à marginaliser l’Europe, exploitant ses faiblesses.


La lettre du 17/01/2026. Patrick Le Hyaric. Courte synthèse.
(Lien pour lire le long texte original)

L’avis de RBLAPLUME

Pour Trump et ses idéologues, l’Union européenne fait partie des limes de l’Empire.
Les États-Unis sont présents dans l’OTAN, au sommet du Commandement lors des prises de décisions stratégiques et opérationnelle. Rien ne peut se faire sans eux !

Le Groenland n’est pas essentiel pour eux. Il ne faut pas oublier que le Danemark est un allié des plus dociles. Sur son territoire une base militaire et d’écoute est active au Groenland. La structure Échelon, qui a déjà prouvée son efficacité, a été doublée grâce aux satellites. Nos gouvernants sont sous tutelle d’écoutes et d’influences.

Les remontades officielles ne sont là que pour camoufler une triste réalité de dépendance et prévenir les prochains renoncements à travers des négociations !
Les États-Unis veulent s’assurer que ce territoire reste sous leur coupe d’autant plus que les nouvelles routes maritimes vont s’ouvrir dans cette région du globe.

La confiance envers les Européens est limitée par expérience. Leurs lâchetés, qui les condamnent à défendre leur pré carré et leurs intérêts économiques face aux Chinois ou face aux États-Unis, invitent les États-Unis à agir.
L’envoi de quelques militaires au Groenland va-t-il faire peur à M.Trump ? Quand on prend en compte les réactions des Unionistes européens suite à l’agression militaire au Venezuela pour le passé le plus récent.

Je souhaite que M. Trump pousse son avantage afin de faire tomber les masques de tous ces dirigeants à travers des structures officielles comme le Conseil de l’Europe, l’Union européenne, l’OTAN. Il en existe d’autres plus officieuses et aussi efficaces.

C’est aussi intéressant à observer car, si par un hasard des urnes, nous souhaiterions quitter ce monde du capitalisme, nous aurions à affronter les États-Unis et leurs affidés comme l’Allemagne, les Pays-Bas et la Grande-Bretagne pour ne citer que les officiels !
Ça doit nous inciter à considérer l’avenir avec d’autres perspectives.


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