Questions à Nathalie Raze, conseillère municipale à Tournon-sur-Rhône et ambassadrice du réseau pour le Département de l’Ardèche des élues.
Comment est née votre association en Ardèche ?
« Nous sommes l’antenne locale d’une association nationale. J’ai été élue en 2020 et avec une collègue qui a démissionné depuis, on avait pensé qu’il serait intéressant de fédérer les élues ardéchoises. Notre association est née en 2022. »
Le monde politique est-il particulièrement sexiste ?
« Nous avons les mêmes problèmes de sexisme que dans le sport, les entreprises et dans la société en général. En Ardèche, les femmes maires le sont surtout dans les petites communes. Seules trois femmes dirigent les dix plus grandes communes de l’Ardèche (Guilherand-Granges, Bourg-Saint-Andéol et Viviers). Il faut dire que ça demande beaucoup d’énergie d’être une femme en politique ».
Pour les élections municipales de 2026, la parité sera obligatoire dans les listes pour les communes de moins de 1000 habitants. Est-ce une bonne réforme ?
« C’est très bien. C’est un passage obligé pour faire avancer les choses, même s’il y a déjà des petites communes comme Vallées-d’Antraigues-Asperjoc où il y a la parité. Si on n’avait pas imposé aux hommes de faire de la place aux femmes, peu l’auraient faite. Certains disent qu’ils ont du mal à avoir des femmes sur leur liste, je pense que c’est parce qu’elles n’osent pas. Un homme va dire oui tout de suite pour s’engager, une femme va réfléchir aux conséquences pour elle, pour les autres. Elle va s’interroger sur ses compétences… »
Propos recueillis par L.F. Le Dauphiné. 01/12/2025