Assemblée Nationale : Budget 2026
L’analyse de RBLAPLUME
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Des mots, toujours des mots !
BALIVERNES : Définition – Propos sans intérêt, sans vérité
PROCÉDÉ DILATOIRE : Définition – qui vise à gagner du temps (Assemblée nationale)
M. François Fillon, Premier ministre le 21 septembre 2007, en Corse, devant des agriculteurs : » je suis à la tête d’un État qui est en situation de faillite sur le plan financier ».
C’est une faillite qui dure !
DETTE ou DETTES
De plusieurs semaines, on nous assène, par différents moyens de presse, de médias, de déclarations, d’experts que la France est « surendettée ». Cette antienne ne date pas d’aujourd’hui et M. Bayrou, hier et aujourd’hui, s’est fait le héraut de cette alarme.
D’ailleurs le budget débattu au Parlement, jusqu’en décembre , n’est que la copie conforme de celui de M.Bayrou présenté en juillet 2025, à quelques variantes, à l’Assemblée nationale.
De plus, les stratèges parlementaires, utilisées par les gouvernements successifs depuis 2017 peuvent nous réserver quelques surprises !
La dette publique brute de la France est de 3 416 milliards € ,soit 115 % du PIB, concerne :
en 2023 au sens de Maastricht, les Administrations publiques locales (8%), Administrations de Sécurité Sociale 9 (%), Organismes d’Administration centrale ( 2%), État (81%).
Réf gouvernement français. Ministère de l’Économie ……
La France, étant un état centralisé, les chiffres sont encore fiables. Des États fédéraux peuvent quelque peu minorer quelques statistiques.
L’évolution de ce paramètre s’inscrit ainsi depuis 2017 ( 2 281 milliards €) 100 % du PIB à aujourd’hui ( 3 416 milliards € ) 113 % du PIB. Soit plus une hausse de 47 % ou 1 064 milliards €.
Mais nous savons tous que les États font rouler leurs dettes et ne paient que les intérêts.
A chaque échéance de remboursement, l’Etat souscrit un nouvel emprunt.
Lors de l’appel à souscription de la France par l’Agence France Trésor de la République française n’a aucune peine à trouver des créanciers. Les sommes à emprunter même sur une longue période de plusieurs années, voire de décennies, le taux de couvertures est de 2,2 à 3 suivants les périodes.
La réponse est que la solvabilité de la France est assurée par son système centralisée de prélèvements des impôts et prélèvements qui rassurent les emprunteurs.
De plus, les prestations et services publics ne recouvrent pas les mêmes périmètres d’interventions !
Il est indéniable notamment que l’optimisation fiscale et la fraude fiscale avec paradis fiscaux en Union européenne et les îles paradisiaques nous empêchent d’augmenter nos recettes ! Certaines estimations vont de 60 à 80 milliards par an !
D’autant que la sophistication des montages financiers de plus en plus efficients des multinationales et fraudeurs nécessiteraient non pas de diminuer nos effectifs de fonctionnaires à la Direction Générale des Finances Publiques (DGFiP) mais de les augmenter et de les doter d’outils propres à engranger des dizaines de milliards d’euros nécessaires à nos services publics et à la transition energétique-écologique !
« Les effectifs du contrôle fiscal ont diminué de plus de 4 000 depuis 2010, dont 1 600 depuis 2017 » Ref. Les services de Bercy
Quelques pays avec lequel on peut se comparer pour énoncer les niveaux d’endettement.
France 115 %; Japon 252 % ; Grèce 142 % ; Italie 137 % ; États-Unis 122 % ; Canada 112 % ; Belgique 104 % ; Espagne 101 %, Allemagne 65 %.
J’ai supprimé les décimales.
De plus si on ramène la charge de la dette annuellement à la collecte annuelle des impôts et prélèvements, on obtient un autre ratio !
D’autre pays sont à 8 % pour l’Italie, 3 % pour la Belgique, 1 % pour la Suisse et nous à 4 %.
Quant aux États-Unis, ce taux avoisine les 20 %. Mais le Dollar permet toutes les « extravagances ». Réf Gaël Giraud Taxe Zucman.
D’autre part, malgré la détérioration de nos services publics, de nos infrastructures, de notre système politique mal mené, des recettes amputées par des décisions politiques et fiscales provoquant des déficits structurels, ce pays fonctionne et même réussit à étonner les économistes avec un taux de croissance inattendue, ces jours-ci.
Plusieurs moteurs de notre système économique fonctionnent malgré notre « Mozart de la finance » qui s’évertue à détruire tout ce que ce pays a construit depuis 1945.
Ainsi notre charge de la dette, intérêts à payer, augmente puisque les taux d’intérêts croissent.
Je m’arrêterai là pour ce jour.
Puisque nous évoquons les dettes, il est important de souligner qu’il n’y a pas que les États qui s’endettent !
Endettement des ménages qui comprend dettes (Crédits à la consommation et crédits immobiliers) et patrimoine financier : Ref. Banque de France
France ratios 60 % du PIB, les dettes sont de 74 % du PIB, la Suisse 125 %, les Pays-Bas 94 %, le Canada 100 %.
Endettement des entreprises non financiers : Banque de France – 1er trimestre de 2024
- Italie – 92,10 %
- Allemagne – 97,30 %
- Espagne – 99,20 %
- Royaume – 126,40 %
- France – 136,00 %
- États-Unis – 145,00 %
- Japon – 169,30 %
La Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789
Article 13
« Pour l’entretien de la force publique, et pour les dépenses d’administration, une contribution commune est indispensable : elle doit être également répartie entre tous les citoyens, en raison de leurs facultés »
RBLAPLUME
L’avis de B.H.
Une précision s’impose : ce n’est pas parce qu’on ne paie que les intérêts que l’endettement est négligeable.
D’une part parce que bientôt les intérêts représenteront le quart du budget de l’État, d’autre part parce qu’on n’est pas maître des taux et c’est donc mettre le pays à la merci des financiers.
Déjà 3% du PIB c’est 100 milliards de dettes de plus et 3 milliards d’agios de plus. Pour ne plus dépendre des financiers il faut non seulement ne plus s’endetter, mais rembourser le capital. On est loin des 4,7% du PIB de déficit.
La taxe Zucman pose un problème économique, c’est que le capital n’est pas réalisable autrement qu’en vendant, c’est donc le risque de fuite des entreprises et capitaux, je ne comprends pas pourquoi la gauche ne veut pas taxer les dividendes perçus par les holdings et les non-résidents (5% et 15% au lieu de 30%).
Quant aux diminutions de charge sur les bas salaires, elles sont mal ciblées (les assurances banques multinationales et services en profitent sans raison) et elles poussent à payer moins pour en profiter. 1200 milliards de dettes dont 260 pour la covid.
Donc 940 milliards de dettes dues à la gestion calamiteuse de Macron. Il faut rendre les élus responsables de leur gestion.
Quant à se focaliser sur l’âge de la retraite, ça montre bien que la gauche ne sait plus que faire pour regagner des voix comptant sur l’incompréhension des mécanismes financiers de ses électeurs. Alors que notre pays s’effondre économiquement le seul sujet est de savoir si l’âge de la retraite sera 62 63 ou 64 ans !
L’aveuglement de nos élus est incroyable