Enquête sur un renoncement.

En principe, les insecticides et biocides trop risqués ne doivent plus être vendus en libre-service. La mesure a été votée en 2018. Mais elle a été discrètement abandonnée par le ministère.

Dans cette grande jardinerie du Val-d’Oise, le rayon des insecticides et autres produits antinuisibles s’étale sur 6 mètres de linéaire. Les particuliers peuvent y trouver une douzaine de produits contre rats, souris et campagnols, une petite dizaine destinés aux fourmis, autant aux guêpes, une poignée contre les mouches, les moustiques et les punaises de lit…
Bref, des dizaines et des dizaines de références pour tuer ou repousser les indésirables.

Situation banale que ce rayon bien garni ? Pas si sûr. En réalité, une large part de ces produits, trop risqués pour la santé ou pour l’environnement, ne devrait plus être en accès libre.
La restriction est prévue par une loi adoptée en 2018.
Problème : sept ans plus tard, aucun des gouvernements successifs n’a pris l’arrêté définissant la liste exacte des produits concernés.
La mesure est donc inopérante.

Selon les informations de Reporterre, elle a même été abandonnée, et ce dans des conditions pour le moins opaques… Les jardineries mais aussi les magasins de bricolage, les supermarchés et les petits commerces conservent donc les mains libres pour vendre ces produits, alors que des experts continuent d’alerter sur l’usage inconsidéré de nombre d’entre eux par le grand public, trop peu informé sur leur toxicité.
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Benjamin Douriez. Reporterre Source (extraits mais… lecture libre de l’original sans oublier…)


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