… la « guerre de l’intérieur » promise aux opposants politiques, la disparition des garde-fous contre les discriminations raciales ou de genre.
Le 30 septembre, environ 800 hauts gradés militaires se sont réunis à Quantico, Virginie, sous l’impulsion du secrétaire à la Guerre Pete Hegseth et de Donald Trump. Cette rencontre visait à réorienter l’armée contre le « wokisme » et à promouvoir une culture de « guerriers ». Trump souhaite rebaptiser le Département de la Défense en Département de la Guerre, un projet vivement critiqué.
Agiter le spectre de la « gauche radicale »
Le discours du 30 septembre montre Trump et son secrétaire cherchant à affirmer leur autorité, attaquant les villes démocrates et la « gauche radicale ». Ils prônent une militarisation intérieure, un discours viriliste et réactionnaire, rejetant diversité et interventions étrangères, pour consolider pouvoir et idéologie nationaliste.
Raser les barbes pour ne plus être « le ministère du Woke »
Pete Hegseth, brandissant un drapeau américain, a critiqué les « règles d’engagement stupides » et les soldats en surpoids, appelant à s’inspirer des normes des années 1990. Il a annoncé la fin des « plaintes frivoles » qui nuisent aux réputations, ce qui pourrait permettre des discriminations raciales ou de genre. Il a déclaré que l’armée est devenue le « ministère du Woke » et a aussi mis l’accent sur l’interdiction de la barbe, évoquant un contrôle physique renforcé des militaires.
Une rhétorique misogyne
Pete Hegseth veut imposer de nouvelles normes physiques calquées sur les standards masculins, ignorant la question des femmes dans les unités de combat. Il instaure des entretiens quotidiens sans yoga ni étirements et deux tests annuels. Il critique soldats en surpoids, généraux obèses et enquêtes « instrumentalisées » sur sa messagerie Signal
Une purge du Pentagone
L’administration Trump étend son contrôle sur une armée gigantesque – plus de 2 millions de soldats, 800 bases et près de 1 000 milliards de dollars de budget. Cette mainmise s’accompagne d’une purge inquiétante au sommet du Pentagone : le chef d’état-major Charles « CQ » Brown a été renvoyé sans justification, tout comme la vice-amirale Shoshana Chatfield et plusieurs juristes militaires. Ces renvois visent à éliminer ceux qui pourraient limiter l’autoritarisme et les ambitions militaristes de la Maison Blanche, consolidant un pouvoir sans contrepoids
D’après un article signé Tom Demars-Granja. Source (voir le texte original)
Une réflexion sur “Le despotisme de Trump…”