Il s’est saboté en quelques jours.

Bruno Retailleau, chef des Républicains a en une semaine, désarçonné ses troupes, perdu des soutiens et des plumes dans l’opinion. Beaucoup s’en réjouissent.

Le 11 octobre 2025, Bruno Retailleau tente de maintenir l’unité de ses troupes après la reconduction de Sébastien Lecornu à Matignon. Ce dernier remet en question sa participation au gouvernement et consulte les membres de son parti, suscitant des tensions internes. Des ministres LR, dont Annie Genevard et Rachida Dati, sont nommés, montrant un désaveu envers Retailleau.
Alors qu’il avait clamé que l’ordre devait être l’affaire de tous, sa position qui semblait forte en mai est désormais contestée. Sa perte de contrôle durant cette crise révèle la fragilité de sa direction et les tensions au sein des Républicains, en dépit des espoirs soulevés par son ascension.

Avec Wauquiez, le retour de la guerre des chefs

En octobre 2025, Retailleau quitte le gouvernement de manière abrupte, critiquant la nomination de Bruno Le Maire. Bien qu’il ait été apprécié pour son calme, son départ et ses déclarations sur une « révolution pénale » perturbent son image et soulignent son affaiblissement. Sa capacité à diriger est mise en question, rouvrant les rivalités au sein de la droite, où des figures comme Wauquiez cherchent à tirer parti de sa situation. Des députés LR expriment leur mécontentement envers lui, tandis que Retailleau craint de retourner au Sénat comme un simple élu.

« Union des droites »

Retailleau fait face à un défi pour maintenir le soutien de l’électorat LR, alors que les sympathisants expriment un désir de rupture avec le macronisme et de rapprochement avec l’extrême droite. Une enquête révèle que 41 % souhaitent un accord avec le RN et d’autres partis de droite en cas de législatives anticipées. Un sénateur avertit qu’un manque de solidarité pourrait mener à un affaiblissement du parti.

Alors que cette fracture – encore une ! – grandit au sein de son parti, Bruno Retailleau ne tranche pas vraiment. Officiellement, pas d’alliance avec l’extrême droite. Mais lors d’une législative partielle dans le Tarn-et-Garonne, le patron des LR a clairement appelé à voter contre une socialiste face au candidat soutenu par le RN.
Une position inédite, au-delà du « ni-ni » habituel – ni gauche ou Macron ni Le Pen…
A ses yeux, les différences relèvent désormais des seules questions économiques. « Si on revient sur la réforme des retraites, plus rien ne nous différencie du RN », a-t-il affirmé devant ses troupes.
Chez les frontistes, on se réjouit des difficultés de ce potentiel concurrent : « Il a démarré très fort, il a attaqué l’État de droit, même Marine Le Pen n’osait pas, lâche un candidat aux municipales. Il aurait pu prendre la tête d’une extrême droite française et, à la place, il est en passe d’être expulsé de LR. »


Synthèse d’un article de Richard Godin. Le Nl Obs du 15/10/2025. Source originelle.


Une réflexion sur “Il s’est saboté en quelques jours.

  1. bernarddominik 16/10/2025 / 11h24

    Retailleau à montré le vide de sa réflexion. Il a bâti sa réputation sur le dos de l’Algérie. Ce n’était que du sable..

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