La motion de censure déposée par La France insoumise n’a récolté que 271 voix sur les 289 qui étaient nécessaires pour faire chuter le Premier ministre.
Quatre jours après avoir nommé son gouvernement, le Premier ministre Sébastien Lecornu a affronté, jeudi 16 octobre, deux motions de censure : l’une déposée par La France insoumise et l’autre, par le Rassemblement national.
La première motion est celle qui a rassemblé le plus de votes, mais avec 271 voix pour, il en a manqué 18 pour renverser le deuxième gouvernement Lecornu.
La seconde motion a recueilli 144 voix en provenance du RN, de ses alliés ciottistes, de trois députés LR et de deux non-inscrits.
Alors que La France insoumise, Les Ecologistes, le Parti communiste et le Rassemblement national avaient annoncé qu’ils voteraient la motion de censure, tous les regards étaient tournés vers les députés du Parti socialiste. Les concessions du gouvernement, qui a accepté d’introduire un amendement pour suspendre la réforme des retraites dans le prochain budget, ont retenu la plupart des élus PS de censurer. Le député socialiste Laurent Baumel a toutefois prévenu à la tribune que la « non-censure d’aujourd’hui n’[étai]t en aucun cas un pacte de non-censure« .
Sauvé pour cette fois, le gouvernement reste en position de fragilité à l’Assemblée nationale. Les débats sur le budget 2026, qui doivent commencer dès le 24 octobre, s’annoncent complexes.
Sans recours à l’article 49.3, Sébastien Lecornu devra en effet trouver les compromis permettant l’adoption du budget.