Sur la selette…

… la transition écologique !

Générale en chef des fantassins de la « rigueur budgétaire » et des « efforts pour réduire le déficit », la Cour des comptes doit bien se rendre à l’évidence : « la transition écologique ne peut pas en être la victime ».

Pas plus que le temps de travail ou les services publics, serait-on tenté d’ajouter, mais ça la Cour ne le dit pas, évidemment. Reste l’urgence climatique et l’inaction de l’État sur lesquelles même les sages de la rue Cambon jugent nécessaire de tirer la sonnette d’alarme.

Plus que l’habitabilité de la planète, c’est le fait qu’« un scénario de statu quo des politiques menées face au dérèglement climatique entraînerait une perte de 11,4 points de PIB à l’horizon 2050 » qui semblent les inquiéter. Chez les libéraux la prime à l’efficacité économique pourrait-elle finir par accélérer le mouvement ?

Un terrain bien incertain quand le profit est attendu dès demain. De quoi expliquer que l’exécutif soit prêt à se plier au traité de libre-échange entre l’UE et le Mercosur qui doit permettre à plus encore de marchandises de parcourir des milliers de kilomètres tout en affaiblissant les normes environnementales (sans même parler de la casse sociale)…


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