Qu’est-ce qui relève de l’antisémitisme et
qu’est-ce qui n’en est qu’une instrumentalisation ?
L’actualité vient de nous offrir un bel exemple de polémique, avec le bras de fer entre Emmanuel Macron, d’un côté, et Benyamin Netanyahou et l’ambassadeur des États-Unis, de l’autre — les deux derniers accusant le premier de ne pas assez combattre l’antisémitisme, voire de l’alimenter en voulant reconnaître un État palestinien.
Les contours précis de l’antisémitisme sont depuis longtemps objet de discussion, comme l’explique l’historien britannique Mark Mazower dans Antisémitisme. Métamorphoses et controverses (éd. La Découverte).
Si sa vision, centrée sur les campus américains, peine à prendre la mesure actuelle d’un fléau mondial, son récit rappelle qu’il existe à ce jour au moins deux définitions : celle de l’Ihra (Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste), mise au point en 2016 et adoptée par près de cinquante pays ; et celle dite de la Déclaration de Jérusalem, élaborée en 202] par quelque deux cents chercheurs (dont Orner Bartov, Eva Illouz, Sylvie Anne Goldberg…).
Ces derniers redoutaient que le texte de l’Ihra, à leurs yeux trop flou et trop centré sur Israël, ne soit un jour dévoyé ; qu’on puisse notamment s’en servir pour confondre la critique légitime de l’État hébreu et de sa gouvernante avec la remise en cause antisémite de son droit à exister.
Selon la Déclaration de Jérusalem, il n’y a par exemple rien d’antisémite à « soutenir la demande palestinienne de justice et le plein respect de ses droits politiques, nationaux, civils et humains, tels que consacrés par le droit international ». À utiliser à tort et à travers le concept d’antisémitisme, on risque de le vider de sa substance. Et d’ouvrir grand la voie… aux antisémites.
Valérie Lehoux. Télérama. 03/09/2025
L’avis de R.B.
Les faits montrant la situation des destructions et le ghetto de Gaza ainsi que les événements en Cisjordanie, les implantations illégales de colonies, les pénétrations militaires en Syrie, au Liban, le non-respect des résolutions de L’ONU ne sont pas discutables.
Les énoncer relève de l’honnêteté intellectuelle et ne peut s’apparenter à l’antisémitisme.Sinon, les mots et concepts non plus de sens intelligible et la communication n’a plus de lieu d’être. C’est extrêmement grave !
Comment peut-on construire la paix entre les peuples ?
Quant aux vérités révélées du gouvernement d’Israël et de son armée, en l’absence de la présence de journalistes indépendants, ne peuvent relever que la propagande la plus flagrante !
À quand M. Macron des troupes européennes pour protéger les civils, les orphelins, particulièrement à Gaza ? L’idée ne lui vient pas à l’esprit ?
Pourtant, ces deux conflits peuvent susciter bien des sentiments notamment de colères.
L’un est une guerre entre deux pays et deux armées.
L’autre, l’une des meilleures armées, détruit des villes et massacre des civils et peut se permettre de tuer des terroristes avec une précision extrême.
C’est étrange cette capacité à choisir les victimes civiles, dans d’autres lieux aussi !
Il n’y a plus de règles !
RBLAPLUME
L’avis de B.H.
Tout à fait. Et si on regarde la situation en face un juif est plus en sécurité en France qu’en Israël
L’avis d’A-M.R.
Les accusations d’antisémitisme, « l’argument » de ceux qui n’en ont pas.
Une réflexion sur “Reconnaître la Palestine, c’est antisémite ?”