… un « faire valoir » pour certain(e)s « influenceurs-ceuses, en mal de reconnaisssssanceeeee…
C’était en début d’année. Réseaux sociaux et médias ont fait part d’une nouvelle technique qui serait apparue chez les cambrioleurs pour savoir si les occupants d’un logement sont présents. La recette : glisser une feuille de papier dans la boîte aux lettres, mais en la laissant déborder un peu à l’extérieur du clapet.
Revenir quelques jours plus tard.
Si la feuille est toujours là, c’est que le logement est vide, et la voie est donc libre (dans une autre version de l’histoire, c’est un biscuit qui est placé volontairement sous le paillasson, et son écrasement laisserait penser qu’il y a quelqu’un dans la maison ou l’appartement).
L’affaire a été prise au sérieux aux quatre coins de la France, à telle enseigne que plusieurs brigades de gendarmerie, commissariats et municipalités ont communiqué à ce sujet.
Sauf que finalement, cette technique semble plus relever du mythe urbain – ou rural, c’est selon – que d’une réalité qui dépasserait quelques cas ici ou là, mais sans grande ampleur.
La gendarmerie ne s’exprime plus sur le sujet
Outre qu’aucun cas concret ne semble avoir été mis au jour par les forces de l’ordre et la justice, rien ne prouve que la technique de la feuille blanche se soit répandue parmi les cambrioleurs.
Dans un article de Libération, qui s’est chargé de faire la lumière sur cette affaire début mars, la piste de simples prospectus est avancée. « Il n’y a pas de phénomène national, et il n’y a pas de phénomène de plaintes », indiquait alors la gendarmerie nationale, évoquant un « non-sujet ».
Désormais, celle-ci préfère ne pas s’exprimer sur ce sujet qui rappelle le tollé provoqué en 2014 après la diffusion, par la gendarmerie, de signes cryptiques liés au cambriolage qui n’avaient pas de réel fondement.
Histoire, peut-être, de ne pas propager une crainte qui a pu paraître disproportionnée.
Ce qui n’empêche pas, en cas de suspicion, de contacter gendarmes ou policiers du secteur. Ce sont eux qui connaissent les méthodes des cambrioleurs à l’échelon local, et notamment leurs techniques de repérage.