L’ombrelle du palais impérial
Les vagues qui se retirent pour te laisser passer à pied sec, en chuchotant
Le matin qui est toujours le premier matin du monde
Les promenades sur le front de mer à la fin de l’après-midi
Le sourire de l’enfant qui te regarde
Une caresse sur le cou-de-pied
Un avenir aventureux escorté par les plus profonds soleils
Le piano blanc du salon, le piano droit
L’arrivée à la fin, in extremis, pour remporter la course,
même sans finir premier ça n’a pas d’importance
La clarté de la langue sans arrière-pensée
L’abstraction du jugement
Le suspens du souffle quelques secondes avant de prendre l’air
Un loufoque et ingénieux appareil photo pour se forcer à regarder autrement
Une jaquette en flanelle cousue d’or fin avec un écusson de ton équipe préférée
Courir vite dans les allées du bord du champ perdu après la place publique
Bien après
J’aimerais tout te dédier, mais ça serait présomptueux, car je n’y suis pour rien.
Arthur Teboul. Recueil « Le Déversoir ». Ed. Seghers.