Attaque raciste du Var : le RN se plaint
des conséquences… dont il chérit les causes !
Pendant deux jours, il n’y a eu aucun commentaire ni réaction. Ce n’est qu’après que le Parquet national antiterroriste (Pnat) commence l’enquête sur la mort de Hichem Miraoui à Puget-sur-Argens (Var) le samedi 31 mai 2025, que les élus du Rassemblement national (RN), habituellement très actifs sur les réseaux sociaux, finissent par réagir.
Lundi 2 juin, en fin de journée, Marine Le Pen et Jordan Bardella ont tous deux partagé un message, relayé par une petite partie de leurs troupes. « L’enquête antiterroriste éclaircira le meurtre d’un homme à Puget-sur-Argens, qui semble être motivé par le racisme », a écrit la candidate à la présidentielle, restant prudente malgré les évidences.
Car les nombreux messages de haine diffusés depuis des années par le tueur sur Facebook ne laissent aucun doute sur ses intentions.
- La cheffe de file des député·es RN n’a pas réagi aux révélations sur le profil de Christophe Belgembe, l’assassin de Hichem Miraoui.
- S’il a parlé, à propos de l’auteur de cet « acte inqualifiable », de « criminel et potentiel terroriste », Jordan Bardella ne s’est pas davantage exprimé sur les sympathies du tueur vis-à-vis du parti qu’il dirige et des idées qu’il promeut.
Interrogé mercredi 4 juin sur BFMTV, Jean-Philippe Tanguy, président délégué du groupe d’extrême droite à l’Assemblée nationale, a tenté de se distancer de l’auteur de ce « crime odieux ». Il a déclaré : « Je pense que ce monsieur trahit […] nos couleurs nationales et les valeurs qu’il prétend défendre. Le fait qu’on détourne notre image me bouleverse d’être associé à cet horrible crime. »
Malaise et hypocrisie
Le Rassemblement National (RN) refuse toute responsabilité après un meurtre lié à l’extrême droite, affirmant que ses valeurs sont opposées au racisme. Malgré ses dénégations, des études montrent que le parti a des bases racistes. Une enquête révèle l’existence d’une page Facebook, « La France avec Jordan Bardella », contenant des messages antisémites et racistes, avec des interactions de députés RN. Nicolas Lerner, en quittant la DGSI, a souligné que l’ultradroite représente une grande menace pour les démocraties, amplifiée par la contamination des discours racistes dans le débat public.
D’après un article signé Ellen Salvi. Médiapart. Source originale à consulter
Pour mediapart est raciste toute personne qui ne partage pas ses opinions. Comme Netanyahu qui traite d’antisémite toute personne qui n’approuve pas la destruction de Gaza et ses habitants. Chacun son truc. En tout cas l’assassin nie tout motif raciste.