Parviendra-t-il à conserver son poste de premier secrétaire du Parti socialiste (PS) ? La tâche s’annonce de plus en plus compliquée pour Olivier Faure.
Trois de ses principaux opposants ont en effet annoncé vendredi 11 avril 2025, qu’ils entendaient fusionner leurs contributions à l’occasion du congrès du PS, qui aura lieu du 13 au 15 juin à Nancy.
Cette alliance inclut deux courants d’opposition à Olivier Faure au sein du parti à la rose : celui du maire de Rouen Nicolas Mayer-Rossignol (notamment soutenu par Carole Delga et Anne Hidalgo) et de la maire de Vaulx-en-Velin, Hélène Geoffroy, proche de François Hollande.
Elle comprend également le député de l’Eure Philippe Brun, qui a déposé une contribution, avec son collègue de l’Essonne, Jérôme Guedj.
Le maire de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis) Rarim Bouamrane, sans avoir déposé de contribution, a été à la manoeuvre pour réunir les opposants à Olivier Faure.
Toutes ces figures du PS rejettent fermement toute idée d’alliance avec les Insoumis et reprochent à Faure d’avoir inféodé son parti à LFI.
Sauf qu’après la déroute au premier tour des dernières présidentielles, le PS n’existait plus à l’Assemblée nationale que grâce aux accords de désistement conclus avec LFI. Tout ce qu’a fait Olivier Faure ne l’a été que pour sauver le PS à cette période charnière, où la survie du parti était en jeu et où chaque mouvement tactique devait être soigneusement orchestré.
C’est vrai qu’il a souvent dérogé à l’idée philosophique définie lors de la séparation en 1920 du parti communiste fidèle, lui à l’Internationale Socialiste, remettant en question les valeurs qui avaient traditionnellement guidé le PS.
C’est aussi la réalité, le PS a toujours été traversé par de divers courants entre son aile gauche révolutionnaire, son courant anarchiste et ses réformistes partisans d’une refonte sociale par la voie légale, montrant ainsi une diversité d’opinions qui, bien qu’enrichissante, a le plus souvent conduit à des tensions internes. Cette mosaïque de perspectives a façonné l’identité du parti et soulève des questions cruciales sur l’avenir d’une partie de la gauche en France, alors que le paysage politique continue d’évoluer rapidement et que les défis à relever sont de plus en plus complexes.
Rappelons-nous aussi que le plus grand destructeur du parti socialiste est un certain François Hollande, ce revenant qui aurait mieux fait de rester dans l’ombre de sa dulcinée. Ses décisions controversées, peu appréciées par la base militante, ont contribué à diviser les rangs et à affaiblir la confiance des électeurs. Au lieu de véritablement défendre les idéaux socialistes, il a souvent semblé plus préoccupé par des compromis politiques qui ont laissé un goût amer parmi ceux qui espéraient un changement significatif.
Son retour sur le devant de la scène politique, loin d’être salué, a suscité une vague de scepticisme et d’indifférence, soulignant ainsi le mécontentement croissant au sein des sympathisants du parti et ouvrant la voie à une reconfiguration complète d’une partie de la gauche en France.
Article composé à partir de plusieurs médias. MC
C’est l’alliance avec LFI qui est remise en cause. LFI est sur le reflux, Mélenchon avec ses déclarations à l’emporte-pièce est clivant, ses positions sur l’Ukraine sont à l’opposé de celles de Glucksmann, qui n’a pas réussi son OPA sur le PS. Ces années Macron semblaient signer la fin des 2 grands partis PS et LR, mais leur échec va peut-être favoriser le retour de la sociale démocratie, avec tout de même un problème important : l’État français coûte trop cher, et est indéformable à cause des pesanteurs de notre société.
LE PS est un acronyme.
PSD est un autre acronyme encore plus anonyme.
PARTI SOCIALISTE renvoie à l’HISTOIRE.
Qui est capable de lui rendre ses lettres de noblesse ?
Pour repartir sur des bases solides, une doctrine sociale reste à élaborer, une base militante populaire prête à se coltiner le réel de la vie sociale, un champ d’électeurs à convaincre de la sincérité des engagements électoraux et des leaders dignes de confiance.
Quant aux alliances, le moment venu, les luttes sociales, les crises politiques, qui nous attendent, y pourvoiront sous différentes formes connues ou inédites.
Vaste programme !
La Citoyenneté est multiple et dissociable du moment social.
RBLAPLUME