… d’un libre penseur.
L’actuelle démocratie française prétend appliquer la laïcité. Pour cela, elle reconnaît cinq fêtes laïques : le 1er janvier, le 1er mai, le 14 juillet, le 8 mai et le 11 novembre, qui sont toutes des jours fériés.
De quel droit sont honorées les fêtes religieuses catholiques dans un état laïc, dont la devise est « LIBERTÉ ÉGALITÉ FRATERNITÉ » sur les frontons des Établissements publics français ?
La laïcité (loi 1905) ne montre aucune discrimination cultuelle pratiquée depuis des années.
Quelqu’un a affirmé que la France était chrétienne catholique depuis la nuit des temps, ce qui est largement faux, l’histoire des conquêtes de la France nous l’apprend. En réalité, cette perception est souvent influencée par des siècles de propagande religieuse et de révisions historiques qui cherchent à établir un lien ininterrompu entre la nation française et le christianisme. Pourtant, avant l’essor du christianisme, la France, alors habitée par des tribus gauloises et autres peuples, avait ses propres croyances et pratiques religieuses, profondément ancrées dans une spiritualité païenne riche et variée. Ces traditions ont été progressivement remplacées par le catholicisme, un processus qui a duré plusieurs siècles et qui a été marqué par des conflits, des alliances politiques et des conversions forcées. Ainsi, la réalité historique montre que l’identité religieuse de la France est le fruit d’une évolution complexe, et non d’une tradition immuable.
Ce qui n’empêcha pas, quelques décennies plus tard, de « bouter » des sarrasins à Poitiers, ni même un certain Luther de répandre le protestantisme, une réaction qui a largement influencé les cervelles de ses contemporains, sans oublier, depuis quelques décennies, l’apparition de nombreuses religions issues de cultures étrangères importées via les immigrations, qui ont multiplié le paysage cultuel de notre société moderne, amenant des échanges d’idées et de traditions qui, à leur tour, ont permis de bâtir des ponts entre différentes communautés et d’encourager un dialogue interreligieux sans précédent.
Il n’est pas de notre intention de demander que toutes les fêtes de chaque culte, israélite, musulmane, hindouisme, ou de toute autre tradition religieuse, ouvrent à l’obligation de décréter, inscrire ces jours de fête comme des jours fériés dans le calendrier français.
Mais, si de telles revendications émanant de toutes ces communautés étaient interdites de célébration en France, cela soulèverait inévitablement des questions sur le principe d’égalité et de liberté que sous-tend le principe de laïcité en France. Au nom de cette liberté fondamentale, nous devons nous interroger sur la position du gouvernement en place face à une telle demande, qui pourtant semblerait justifiée, surtout dans un pays qui valorise la diversité culturelle et religieuse.
Michel