« À la faveur du comptoir d’un bistrot et du hasard, un homme et une femme font connaissance.
Rebecca est une romancière en mal d’inspiration qui voit sa vie lui échapper ».
« Lino, un artisan passionné d’histoire de l’art, rongé par son passé et sa quête d’absolu.
Enclin aux confidences, il se livre à elle avant de disparaître dans la nuit.
Fascinée par son histoire, elle se lance sur ses traces avec le projet fou de faire de lui le héros de son prochain roman ».
Agnès Martin-Lugand. Ed. Michel Lafon. 450 pages. 21,95€

Malgré de nombreux flash-backs parfois lancinants, mais nécessaires au développement de la narration, offrant un éclairage-révélation sur le passé des personnages et enrichissent ainsi le récit dans son ensemble, malgré les plus de 450 pages qui auraient pu sembler interminables aux yeux de certains lecteurs, je puis affirmer avoir été tenus en haleine jusqu’à la dernière page, impatient de découvrir les dénouements qui, à chaque chapitre, ajoutaient une couche de suspense et d’émotion à cette histoire captivante.
À peine à la moitié du livre, j’avais déjà envie de connaître le développement des personnages, d’abord et avant tout celui de lino, mais aussi de la narratrice Rebecca qui se superpose à l’auteure, tant des observations, anecdotes ne peuvent être que du vécu personnel.
Les multiples descriptions des personnages, leurs attitudes dans un temps antérieur ou du moment, ainsi que les diverses réflexions et sentiments, changeant au fil des chapitres, empêchent de fuir le narratif ; bien au contraire, on reste profondément attaché à chacun d’eux. Chaque personnage, avec ses nuances subtiles et ses contradictions, nous entraîne dans un voyage émotionnel qui enrichit l’intrigue. Leurs luttes internes et leurs interactions complexes apportent une profondeur qui fait que le lecteur s’investit davantage dans leur destin. À travers des moments de joie, de doute ou même de désespoir, on découvre des facettes inattendues de chaque individu, renforçant ainsi le lien que l’on établit avec eux. C’est cette capacité à tisser des récits intimement liés aux émotions humaines qui permet à l’œuvre d’assurer le maintien de notre intérêt, chapitre après chapitre.
C’est un roman dont il ne faut attendre qu’un délassement. Le phrasé est d’une lecture facile, un de ces livres permettant l’évasion, bien caler dans un fauteuil au coin du feu.
MC