Après les avocats en droit des étrangers, la revue d’extrême droite “Frontières” s’en prend désormais aux collaborateurs des députés LFI qu’il attaque nommément pour certains. Les syndicats dénoncent “une manœuvre d’intimidation”.
« Nous devons redoubler d’efforts face à une gauche hégémonique qui se croit tout permis. » Dans son dernier éditorial, Erik Tegnér, le sulfureux patron de Frontières, à qui nous venons de consacrer une longue enquête, joint le geste à la parole, radicale. La cible du dernier numéro de son trimestriel, tiré à 30 000 exemplaires et en kiosque ce mercredi (09/04/2025) ? La France insoumise, décrite comme « le parti de l’étranger ».
Quelques semaines après avoir ciblé des avocats spécialisés en droit des étrangers dans un hors-série sur « l’invasion migratoire », Frontières récidive, en s’attaquant cette fois-ci aux assistants parlementaires des élus LFI. Une quinzaine d’entre eux sont ainsi nommément classés par catégories (réseaux islamistes, black blocs, antisémitisme, etc.), présentés comme une « nébuleuse opaque » portée sur la violence. Parfois, un engagement associatif (auprès d’Utopia 56, par exemple, qui vient en aide aux exilés) ou l’appartenance à un groupe d’ultras (en l’espèce le virage Auteuil du Parc des Princes, présenté comme un bastion de « l’extrême gauche antifa ») suffit à justifier l’attaque ad hominem.
Dans un communiqué, la section CGT-CP, qui représente les collaborateurs parlementaires, accuse le média d’extrême droite de mettre « une cible dans le dos » des salariés, s’inquiétant que ces informations « puissent demain être utilisées par des groupuscules néonazis » ou déclencher des campagnes de cyberharcèlement. En début d’année, après avoir vu leur nom jeté en pâture, plusieurs avocats avaient reçu des menaces de mort, et trois d’entre eux avaient porté plainte.
Alors qu’un rassemblement unitaire dans le jardin des Quatre Colonnes a été perturbé ce mercredi par plusieurs membres de Frontières selon une méthode éprouvée(créer soi-même l’évènement), les syndicats demandent à être reçus par Yaël Braun-Pivet, la présidente de l’Assemblée nationale. Ils réclament la révocation de l’accréditation de Frontières, afin que ses journalistes ne puissent plus accéder au palais Bourbon.
En juin 2022, Livre noir, l’ancêtre de Frontières, avait obtenu l’agrément de la Commission paritaire des publications et des agences de presse (CPPAP), qui lui permet de bénéficier d’une TVA réduite et facilite l’obtention de la carte de presse. De quoi compliquer leur expulsion, tandis que Tegnér hurle à la censure sur les réseaux sociaux et sur CNews, soutenu par le ban et l’arrière-ban de l’extrême-droite, de Marion Maréchal à Eric Zemmour en passant par Julien Odoul ou Laurent Jacobelli…
« Les collaborateurs parlementaires sont des salariés des députés et ne disposent pas d’une protection fonctionnelle », rappelle Manon Amirshahi, déléguée de la CGT-CP, qui dénonce « une manœuvre d’intimidation contre des travailleurs précaires dont les conditions de travail se sont encore dégradées depuis la dissolution. Certains sont seuls en circonscription, sans moyen de se défendre. » La déléguée ne décolère pas : « C’est une honte pour le journalisme. » En cas de plainte, la CGT annonce qu’elle se portera partie civile.
- Un fichage assumé
En appui de son magazine, Frontières met également en ligne une vaste « cartographie de l’extrême gauche », répertoriant 500 noms et entités (jusqu’à la Croix rouge et MSF), « sur le modèle de Wikipedia » (ils espèrent en compiler mille).
Ici aussi, les adversaires sont rangés par familles, des « anti-flics » aux « sans-frontiéristes » en passant par les « écolos radicaux ». Là encore, l’initiative pourrait connaître des suites judiciaires : en septembre 2021, une centaine de plaintes avaient été déposées contre le site d’extrême droite Fdesouche, qui hébergeait alors une liste de personnalités qualifiées d’« islamo-gauchistes ».
Aux accusations de fichage politique, Erik Tegnér, qui compte parmi ses actionnaires un député ciottiste (Gérault Verny), répond par l’indifférence. « Je ne vois aucun problème », explique-t-il à Télérama. « On fait simplement ce qui est fait à gauche, pas plus. Si ça choque, c’est parce que c’est nouveau. » La loi du talion, et une allusion à peine voilée aux nombreux articles publiés par la presse, par exemple lors des législatives, quand le pedigree parfois infréquentable de certains candidats Rassemblement national avait été examiné de près. Certains de leurs propos tombaient alors sous le coup de la loi.
Olivier Tesquet Télérama. Lecture libre Source
Mélenchon veut une France métissée, il l’a clairement affirmé. Mais il suffit de se rendre dans les quartiers nord de Marseille pour découvrir que chaque communauté étrangère a créé son propre état, les comoriens ont leurs immeubles, les algériens les leurs, les marocains les congolais… et dans ces états dans l’état, on y trouve une mafia qui gère la communauté. Dans mon village, où je vis depuis 50 ans, je n’avais jamais vu de femme voilée, et bien ça commence, comme si une main invisible avait repris en main une communauté maghrébine dont l’ambition était de ne pas se différencier, et cette main veut recréer l’Arabie en France. Demain, elle exigera la charia. Mélenchon et ses comparses sont bien le parti de l’étranger.
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En réponse à Bernard,
Sans mettre en avant des personnalités politiques pour ou contre la société multiculturelle, la France a toujours absorbé des personnes, envahisseurs ou de ses anciennes colonies.
Les pays « d’outre-mer » comme d’ex-possessions coloniales ont non seulement eu des rôles stratégiques, mais contribuèrent également à la mixité française en apportant une richesse culturelle et sociale, qui a traversé les siècles. Ces territoires, souvent marqués par une histoire complexe, ont enrichi la métropole grâce à leurs traditions, leurs langues et leurs coutumes, créant ainsi un véritable creuset de diversité. La rencontre entre les cultures a donné naissance à des échanges fructueux, témoignant d’une interaction dynamique qui a façonné l’identité française moderne. De plus, les relations économiques et politiques entre ces pays et la France continuent de jouer un rôle crucial dans l’évolution des deux entités, renforçant des liens qui, même après la décolonisation, restent profondément ancrés dans le tissu national.
Nous devons nous souvenir que, dans notre jeunesse, les femmes pratiquantes, qu’elles soient catholiques ou protestantes, devaient porter des jupes et couvrir leurs cheveux dans les lieux de culte, en signe de respect pour leur foi et les traditions qui les entouraient. Cette obligation vestimentaire était non seulement une question de croyance, mais aussi un reflet des normes sociales de l’époque.
Cela nous amène à nous questionner ou pas, sur l’indifférence manifestée face au voile islamique dans les rues, qui suscite souvent des débats passionnés sur la liberté d’expression et la façon dont la religion s’exprime dans l’espace public.
Tout en interrogeant les tenues de certaines femmes, à peine couvertes, ou qui font leurs courses en bikini dans les villes estivantes, il est essentiel de réfléchir à la diversité des choix vestimentaires et à la notion de liberté individuelle, car ce qui est perçu comme provocateur pour certains peut être simplement une autre forme d’expression pour d’autres. Ces contrastes soulèvent des questions sur nos standards culturels et moraux, tout en nous incitant à reconsidérer notre regard sur les différences.
Michel