L’école Bétharram est un établissement privé sous contrat, réputé pour son extrême sévérité. Dans lequel des sévices d’un autre âge, des viols ont été commis pendant près de 50 ans. Et qui, assure la commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants (CIVIISE), « n’est pas un cas unique ». Cette situation, terrible secret de polichinelle, n’est évidemment pas acceptable.
On attend des pouvoirs publics qu’ils interviennent sur-le-champ partout où des soupçons s’expriment, qu’ils écartent les rumeurs et mettre fin aux abus.
Mercredi 19 février 2025 les députés de la commission des affaires culturelles et de l’éducation ont voté la constitution d’une commission d’enquête sur le « contrôle par l’État » des violences dans les établissements scolaires, y compris publics.
Heureuse initiative. Mais l’aurait-il prise si « l’affaire Bétharram » n’impliquait pas François Bayrou, choisi par Jupiter comme nouveau Premier ministre.
François Bayrou se considère comme désigné par Dieu pour la présidence de la République, bien que Simone Veil le qualifie d’« illuminé » dans ses Mémoires ; avant d’aspirer à l’Élysée, il doit d’abord se confesser.
Depuis que l’affaire Notre-Dame de Bétharram a éclaté, il répète qu’il n’a rien su, rien vu, rien entendu des monstruosités qui se tramaient derrière les hauts murs de l’établissement scolaire où une partie de sa progéniture — il a six mômes — était scolarisée et où son épouse faisait office de « maman caté ».
La famille Bayrou habite à 10 minutes du monastère Saint-Dominique, qui est occupé avec l’onction épiscopale depuis le milieu des années 70 par une communauté de religieux et de laïcs dévoués. Ce monastère, avec ses paysages paisibles et ses murs chargés d’histoire, est devenu un foyer spirituel pour de nombreuses personnes. Aujourd’hui, une petite trentaine de résidents y vivent, cherchant à imiter les « premières communautés chrétiennes », en partageant un mode de vie basé sur la simplicité, la prière et la solidarité.
« François et Babeth », un couple au cœur de cette dynamique villageoise, ont fréquenté les offices dominicaux très régulièrement, témoignant ainsi de leur engagement envers la communauté religieuse locale. Leur engagement familial et spirituel ne s’arrête pas là, car une de leurs filles a également participé à des « sessions ados » organisées par les charismatiques, cherchant à approfondir sa foi et à se connecter avec d’autres jeunes partageant des valeurs similaires. Les enfants du voisinage, dont ceux qui séjournaient à Nay, étaient souvent scolarisés à Bétharram, une école reconnue pour son approche éducative enracinée dans les principes chrétiens.
Le 24 novembre 2011, Bayrou a partagé ses pensées avec « VSD », déclarant : « Ce sont des gens infiniment respectables. Je les estime. Cela fait trente-cinq ans que je les vois vivre dans mon village. » Ces mots témoignent de l’intégration des membres de cette communauté au sein du tissu social local (de leurs contributions aux événements communautaires à leur participation à la vie du village).
Dans un documentaire consacré aux Béatitudes, diffusé sur Canal+ le 14 novembre de la même année, il a ajouté : « Si j’avais vu la moindre chose, j’aurais avisé les autorités. Je déteste l’esprit sectaire. » Cette forte déclaration souligne son respect pour la communauté et son désir de maintenir l’harmonie dans son village, refusant catégoriquement toute association avec des comportements sectaires.
En visite à Nay à la fin des années 90, Croissant-Ephraïm le gourou aurait recommandé à ses adeptes de faire ami-ami avec l’élu béarnais avant de leur prédire : « Bayrou sera président de la République. »
Les trois petits singes, quoi : « ne pas voir, ne pas entendre et ne pas parler »
Article composé d’après plusieurs écrits vérifiés.
Bayrou est un calotin il ne sera jamais président de la République. Et comme calotin il soutient jusqu’à l’absurde les institutions catholiques