« À un moment ou à un autre le Premier ministre n’a pas dit la vérité », déplore Stéphane Troussel, porte-parole du PS, en référence aux déclarations de François Bayrou dans le cadre de l’affaire Bétharram. L’ancien ministre de l’Éducation nationale est soupçonné de ne pas avoir dit tout ce qu’il savait sur les violences et agressions sexuelles ayant eu lieu dans le collège-lycée Notre-Dame de Bétharram où étaient scolarisés certains enfants de François Bayrou.
« S’il est établi que le Premier ministre par une forme de complaisance, une forme de silence a entretenu cette espèce d’omerta pour protéger l’institution Bétharram, je ne vois pas comment il pourrait ne pas démissionner », affirme Stéphane Troussel.
Selon les révélations de Médiapart et du Monde, François Bayrou aurait été au courant de plusieurs faits de violences au sein de l’établissement.
Le Premier ministre a finalement reconnu qu’il avait eu connaissance d’une gifle. « Il y a des doutes, il y a encore des zones d’ombre », souligne Stéphane Troussel qui se dit favorable au lancement d’une commission d’enquête parlementaire sur le sujet.
Henri Clavier. Public Sénat. Source (Lecture libre)
Passés par Notre-Dame-de-Bétharram entre les années 1970 et 2005, plusieurs anciens élèves racontent les violences physiques et parfois sexuelles vécues dans cette institution religieuse. Une partie d’entre eux accusent François Bayrou d’avoir eu, au minimum, une forme de « complaisance » à l’égard de l’établissement.
Frédéric B., 64 ans, est retraité. Dans son logement près d’Orléans (Loiret), cet ancien entrepreneur, père de quatre enfants, écoute d’une oreille la télévision mardi 11 janvier, à l’heure des questions au gouvernement. D’un coup, un nom propre attire son attention. « J’ai entendu Paul Vannier [député La France insoumise – ndlr] parler de Bétharram, j’ai tendu l’oreille, et là, il parle de victimes d’agressions sexuelles. Je me suis écroulé, j’ai pleuré pendant deux jours. Tout est revenu », raconte-t-il à Mediapart quelques jours plus tard.
Élève à Notre-Dame-de-Bétharram de 1970 à 1972, Frédéric a bien connu cet établissement réputé « à la dure », où les violences et les humiliations étaient quotidiennes. Il n’avait rien oublié des claques, des brimades, des heures passées sur le « perron », la terrasse qui donnait sur la rivière où, été comme hiver, de jour comme de nuit, les élèves qui avaient eu le malheur de chuchoter ou de ne pas respecter une consigne étaient envoyés en punition. […],
Youmni Kezzouf. Mediapart. Source : (très courts extraits)

Dessin de Babouse.
On parle beaucoup de ce mensonge. Certes c’est grave mais ça ne vaut pas le poids que les médias y mettent. La politique étrangère de la France est face à un échec majeur. Tous les comptes sont dans le rouge. Et on ne parle que de ça ! Faudrait revenir sur terre.
Bien d’accord avec comme Bernard, oui, il est nécessaire de parler de l’état financier de la France,
oui, il était nécessaire de parler des services publics complètement la dérive,
oui, il est nécessaire de parler de l’entente inexistante au sein de l’Union européenne,
Oui, il faudrait changer de constitution afin que l’ensemble de la tranche la plus importante de population ne se sente pas ignorée, délaissée, jamais traitée à égalité.
Oui, mais toutes ces informations constituent un excellent programme pour de futurs élus, mais seront toujours inefficaces face au grand maître du jeu mondiale, qu’est la finance.
D’où la question : que faire ?