Ukraine–Trump-Poutine…

La paix devra se négocier avec un criminel

Vladimir Poutine est responsable de crimes de guerre, y compris l’invasion de l’Ukraine, le massacre de civils, l’utilisation du viol comme arme, la destruction de villes, l’utilisation d’armes chimiques, l’exécution de prisonniers et le rapte d’enfants ukrainiens. Peu de politiciens et journalistes osent contester ces faits, malgré les preuves de fosses communes à Boutcha et ailleurs.

Avec l’assentiment de Donald Trump, le chancelier Olaf Scholz a téléphoné, le 15 novembre, à Poutine pour lui demander de « conclure une paix juste ». Démarches similaires : celles de deux prorusses affirmés, le Hongrois Viktor Orban et le Slovaque Robert Fico, pourtant chefs d’États membres de l’Otan, mais reçus avec faveur au Kremlin, de temps à autre.

Trump s’est vanté de pouvoir arrêter la guerre en une journée.

  • Que peut-il négocier avec Poutine, qui s’est dit prêt à le rencontrer ?
  • Que la Russie conserve les quelque 20 % de territoires conquis, et que l’Ukraine ne rejoigne jamais l’Otan ?
  • Enfin, c’est encore avec ce chef de guerre qui détruit méthodiquement villes et villages et leurs centrales électriques que Zelensky devra accepter de négocier — avec ou sans l’aide d’intermédiaires.

Voilà le bilan dont les puissants États-Unis et l’Europe indolente pourront se flatter, après s’être révélés incapables d’armer suffisamment l’Ukraine.


3 réflexions sur “Ukraine–Trump-Poutine…

  1. bernarddominik 07/01/2025 / 8h39

    Un résumé de la position de Zelensky, mais les ukrainiens ont montré peu d’empressement à partager cette vision des événements. On nous demander de pousser à la guerre un pays dont la population ne veut pas de cette guerre, et c’est bien là qu’est le crime. Cet article n’est pas signé mais il reflète parfaitement les idées du fils de Biden qui a investi des millions en Ukraine et que son père a amnistié comme Trump le fera pour ses soutiens poursuivis dans l’affaire du capitole. Regardons les faits en face, l’Ukraine est une création artificielle, elle faisait partie de la Russie bien avant que la Provence ou l’Alsace de la France, tout le monde y parle le russe. Un gros bout de Pologne, un de Slovaquie, un de Roumanie, un de Russie et Staline et Krouchtchev, 2 fameux démocrates, ont créé un pays. Arrêtez de nous prendre pour des idiots.

  2. Pat 04/03/2025 / 19h36

    En souscrivant aux idées de Poutine, on peut revoir les fontières de beaucoup de pays à l’infini. Des accords sont établis à certains moments et il est nécessaire de les respecter. Je peux comprendre que des minorités pro-russes dans le Dombass ou en Moldavie se sentent lésées et qu’il faille renégocier leur statut (ce que n’a pas fait l’Ukraine sans doute à tort…). Pour autant tous les Ukrainiens ne sont pas russes et la populations n’a pas à être éradiquée par une guerre impitoyable pour des questions d’identité nationale, pour peu que les ambitions de Poutine s’arrêtent là…

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