Les passants

Tout dans ma tête, rien dans les mots
Je regarde mon être comme un défaut
Je ne fais pas d’histoire, pas de déboire
Je mène une vie de cinéma, mais j’en ai marre
Pas de hasard, toujours lucide dans les mémoires
Toujours livide dans les mêmes soirs
Je quitte si vite mes exutoires
Coup de déprime, ce n’est pas un crime
Coup de la prime, quelques centimes
Ce n’est pas le pire dans l’avenir
Je n’ai pas la verve pour le dire
C’est la routine qui s’empile
C’est devenu mon nouvel empire
Routine en pierre

Les passants me ressemblent
Les trottoirs d’intrus nous rassemblent
À tous, on forme une symphonie du vide
À trop vouloir sortir des synchronies divines
On n’est pas différent, on ne croit pas au néant
Et loin de tout, je m’en fous, on sera seul contre nous

Goût d’ailleurs, j’en fais le vœu,
Coup de cœur se perd dans le feu
J’ai peur d’être un faux mystère
D’être le rêve sur du court terme
Je deviens teinte comme un jour d’hiver
Je laisse mon esprit six pieds sous terre
Si près de l’enfer
Parole en verre, un rôle sincère
Tout donner dans ce que l’on me donne à jamais
Pour l’éphémère, c’est la routine qui s’empile
C’est devenu mon nouvel empire
Routine en pierre

À tous, on forme une symphonie du vide
À trop vouloir sortir des synchronies des divines
On n’est pas différent, on n’croit pas s’donner en haut
Et loin de tout, je m’en fous, on sera seul contre nous


Les passants se retirent
Dans un vent de soupirs
À tous, on forme une symphonie du vide
À trop vouloir sortir des synchronies divines
On n’est pas différent, on ne croit pas au néant
Et loin de tout, je m’en fous, on sera seul contre nous


Nuit Incolore


Identifier vos commentaires ; sinon c'est direction poubelle.