C’est l’heure de vérité à l’Assemblée nationale, avec le vote des députés sur la partie recette du Budget 2025. La gauche a marqué des points, ces dernières semaines, emportant 58 milliards sur l’injustice fiscale avec de nouvelles contributions des plus riches et des grandes entreprises qui, malgré les lamentations des droites et du Medef, en ont les moyens (rappelons, par exemple, que les actionnaires du CAC 40 ont engrangé 100 milliards de dividendes en 2023).
Le RN sera au pied du mur à l’heure du vote, lui qui n’a pas soutenu la plupart de ces mesures qui permettraient d’éviter les coupes claires dans les budgets des services publics (comme la suppression de 4 000 postes de prof). Derrière leur prétendue défense des classes populaires, les députés d’extrême droite se sont prononcés contre la hausse de la flat tax, le retour de l’ISF, la création de la taxe Zucman… Une ligne « pro-business » qui colle à celle de la droite LR et de la Macronie.
Ce « socle commun » formé derrière le premier ministre Michel Barnier pour barrer la route de Matignon à la gauche ne s’en fissure pas moins. Reste que la Ve République étant ce qu’elle est même en cas de défaite cet après-midi, l’exécutif aura toujours à sa disposition le 49.3 pour imposer ses vues en dernier ressort.
Julia Hamlaoui
Le « Coup » de Com’ de Wauquiez
Le député de la droite a affirmé sur TF1 que les retraites seront bien revalorisées en janvier. Michel Barnier avait annoncé le contraire pour faire des économies.
« Il y aura bien une revalorisation des retraites dès le 1er janvier pour toutes les retraites. Elle sera à peu près de la moitié de l’inflation », a déclaré Laurent Wauquiez au JT de TF1. Une annonce qui peut surprendre, alors que lui-même n’est pas membre du gouvernement.
« Au 1er juillet, il y aura une deuxième revalorisation, cette fois-ci pour les retraites les plus modestes » pour « les protéger intégralement de l’inflation », a-t-il poursuivi, précisant que seules celles « en-dessous du SMIC » bénéficieraient de cette deuxième mesure. « Il était inacceptable que les retraités soient les boucs émissaires du gaspillage qu’il y a eu », a justifié le député.
Le HuffPost Source (Extraits – lecture libre)
NOTE
Ne nous y trompons pas.
Rappelons-nous que Michel Barnier a sa carte au parti politique « les Républicains » au même titre qu’un Laurent Wauquiez, ce dernier au demeurant président du groupe LR.
C’est donc l’un – Michel Barnier — qui, dans la vision de 2027 des présidentielles, a laissé Laurent Wauquiez s’afficher comme celui qui serait la tête pensante de « cette petite avancée », diffusant ce mini coup d’éclat sur cette — au demeurant — triste annonce préalable, du report de revalorisation des retraites. Vous connaissez le principe ; d’abord, on informe une catastrophe ensuite, on adoucit les propos… ça aide à faire passer la pilule.
Vu le nombre de salariés retraités « revalorisés », cela coûte des millions pour la Sécurité sociale, l’État, mais pour la personne, comme le dit « Laurent Wauquiez a chiffré sans attendre les bénéfices de la mesure. « Pour une retraitée, aide-soignante, qui touche 1 000 euros de retraite par mois (…) ça va représenter un gain sur l’année de +/- 200 euros », a-t-il affirmé, reconnaissant « des montants modestes ». Mais « pour quelqu’un qui a une petite retraite, ça compte », a-t-il justifié. En aucun cas il ne faut parler d’un rattrapage avec l’augmentation annuelle constatée du coût de la vie. MC
Le budget est le reflet de la politique economique de l’état. Et nous ferions bien de regarder ce qui marche et ce qui ne marche pas chez nos voisins. L’Italie est devenue la quatrième puissance économique mondiale devant la Corée du sud et alors que la France était bien devant nous laissé maintenant largement en arrière, et le budget de l’état serait à l’équilibre si elle ne devait payer les agios de la dette laissée il y a quelques décennies. En France je ne comprends pas que nous ne soyons pas capables de différencier l’économie de la spéculation. Taxons Amazon Google Facebook qui vendent du vent, et faisons 2 ratios: export/import benefices/emplois, qui permettront de savoir qui rapporte quoi à la nation et taxons en conséquence l’accessoire et l’inutile.