Rendre les coups

Fière espérance nous donne une envie de souffler. Dans l’après-midi, tu as fait quelques pas à rebours pour entrer dans cette chambre qui ne t’était pas destinée. Puis, dans le noir, le premier secours a absorbé la crainte, épongé le doute. C’est que l’ardeur brouillait tout, cette curiosité violente.

Ce n’était pas ce que tu croyais. Alors tu as repris le chemin dans le sens de l’aiguille scintillante à l’horizon. Pendant que tu marchais à la désunion, un enfant prit ta main. Celle de gauche si je ne m’abuse et, dans la résistance première que tu imposas, il trouva refuge malgré tout.

C’était une partie de sa maison à lui aussi. Une partie de cartes que vous jouiez les jours de pluie. Dans l’après-midi. Une autre. Entre vous deux nous devinons la capacité à rendre les coups, et aussi à rendre heureux.

Il reste dans le sentier des pleurs une perle à faire briller. Le chemin sent très bon et dans ce cadre-là on aimerait mieux ne rien penser. Mais la machine est en route et tout tourne à l’intérieur. Tout chavire, c’est le principe primesautier qui guide la ronde.

Ensuite, j’ai senti que ce n’était pas cette histoire-là que tu avais envie d’entendre aujourd’hui.


Arthur Teboul. Recueil « L’Adresse ». Ed. Seghers


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