… un syndicat proche de l’extrême droite, indigeste pour bons nombres d’élus de toutes tendances. « Tout faire pour combattre le RN et l’extrême droite de s’implanter » disait Macron…
Sa nomination faisait déjà grincer des dents dans le monde universitaire. Patrick Hetzel, nouveau ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche membre du parti Les Républicains, a de nouveau attiré l’attention en participant, samedi 12 octobre, à un événement organisé par le syndicat étudiant UNI, proche de l’extrême droite. « Merci d’être aux côtés de l’UNI, monsieur le ministre ! » l’a salué le syndicat dans un tweet.
L’événement n’était pas mentionné à l’agenda officiel du ministre. Sa visite a immédiatement provoqué des réactions indignées en cascade à gauche et au centre. « Voilà un ministre qui ne fait pas semblant. C’est devant l’UNI qu’il présente son projet, syndicat étudiant qui assure le pont entre la droite et l’extrême droite », commente le premier secrétaire du PS Olivier Faure.
« Après avoir donné des instructions très inquiétantes pour les libertés académiques, le nouveau ministre de l’Enseignement supérieur s’autorise un moment d’échange avec l’UNI, le syndicat de l’extrême droite. Le message est clair. L’université doit se préparer au pire », alerte le sénateur communiste Pierre Ouzoulias.
« Hetzel participe à la réunion d’un syndicat d’extrême droite. On comprend mieux pourquoi Le Pen soutient ce gouvernement », résume le député LFI Paul Vannier.
« 15 ans qu’un ministre n’avait pas mis les pieds à l’UNI… »
Fondée en 1969, l’Union nationale interuniversitaire (UNI) est considérée comme au carrefour de la droite et de l’extrême droite. Historiquement classée à droite et longtemps proche de l’UMP (aujourd’hui LR), l’association s’est aujourd’hui rapprochée des partis politiques d’extrême droite et a entretenu des liens avec certaines organisations violentes de cette mouvance, comme le GUD.
L’inquiétude prévaut aussi chez certains cadres de Renaissance, le mouvement présidentiel. Le député Renaissance (ex-PS) du Cher François Cormier-Bouligeon a dénoncé sur X « un gouvernement déséquilibré à droite comprenant des éléments de la droite dure », voyant dans la présence de Patrick Hetzel à la conférence de l’UNI « une preuve supplémentaire avec cette provocation ».
« Avant d’être ministre de la Recherche, il demandait à prescrire de l’hydroxychloroquine sans validation scientifique. Devenu ministre de l’Enseignement supérieur, il choisit comme premier déplacement l’UNI. Pathétique mais cohérent. Va falloir se ressaisir », a réagi la branche jeunesse du parti présidentiel, les Jeunes Avec Macron.
Son président, Ambroise Méjean (membre du bureau exécutif de Renaissance), a également exprimé sa stupéfaction. « Près de 15 ans qu’un ministre n’avait pas mis les pieds à l’UNI, il y avait sans doute une raison… Pour une première sortie dédiée aux étudiants on pouvait difficilement choisir pire. Prochaine étape, la Cocarde avec Bruno Retailleau ? », a-t-il interrogé, en référence à la Cocarde étudiante, vivier dans lequel le RN puise ses cadres.
Publié le 13 octobre 2024 à 13 h 09, La direction du Nl OBS. Source – En accès libre
Pendant que les médias font de l’agitation ils ne font pas de journalisme.
Merci Michel, et grand merci à notre cher Ami Pierre OUZOULIAS, Sénateur et CG du 92 et voici celle qu’il a publiée sur FB et dont je viens de prendre connaissance, « en mémoire de Dominique BERNARD, Samuel PATY,assassinés par des terroristes islamistes parce qu’ils transmettaient à leurs élèves le goût de la Liberté, de la Laïcité et de l’Emancipation… Nous pensons à eux et à tous nos enseignants, chevilles ouvrières du projet républicain. »