Une posture vouée à l’échec…

… une demande de destitution du président Macron qui n’a aucune chance d’aboutir, mais d’abord destinée à assoir la méclenchonite bordélique à l’Assemblée avec le grand risque de contribuer à l’éclatement des formations composant un temps unies de la gauche (NFP).

Jamais, dans l’histoire de la Vᵉ République, des députés n’ont eu à débattre de la potentielle destitution d’un président. Ce mardi 17 septembre 2024, pourtant, dans un contexte de crise démocratique inédite à la suite de la nomination de Michel Barnier, le bureau de l’Assemblée nationale se réunit pour discuter de la recevabilité d’une résolution de destitution, déposée par le groupe France insoumise, avec l’appui de 6 députés écologistes et 3 députés réunionnais du groupe GDR, sur la base de l’article 68 de la Constitution.

Une proposition qui se veut une « réponse au coup de force démocratique de Macron », cadre la présidente des députés FI, Mathilde Panot.

Concrètement, le bureau ayant donné son feu vert, maintenant, il faut passer à l’approbation l’opportunité de la commission des Lois, puis sera présenté, discuté dans l’Hémicycle.

« Ce serait une grande première ! relève le constitutionnaliste Benjamin Morel. L’article 68 mentionne un manquement à ses devoirs manifestement incompatible avec l’exercice de ses fonctions” depuis la révision de 2008, justement pour laisser aux parlementaires la libre appréciation du manquement. »

Les chances d’aboutir d’une telle procédure, même si elle passait cette première étape, sont quasiment nulles : pour que la Haute Cour se réunisse, il faut que l’Assemblée et le Sénat votent la résolution à la majorité des deux tiers (donc avec l’appui de la droite, inenvisageable).

Puis, pour qu’Emmanuel Macron soit destitué, que la Haute Cour se prononce contre lui, encore une fois à la majorité des deux tiers.

Reste, toutefois, la force du symbole, qui marquerait la gravité du moment.


Cyprien Caddeo. Source (Extraits)


2 réflexions sur “Une posture vouée à l’échec…

  1. bernarddominik 17/09/2024 / 15h23

    Pour résoudre cette crise la seule solution est le retour aux urnes et ça passe par la démission ou la destitution de Macron.
    Tous le savent, mais il y en a qui ne sont pas prêts à une élection présidentielle et donc qui ne voteront pas la destitution.
    Je continue à penser que Mélenchon a eu raison, ne serait-ce que pour faire réfléchir à cette possibilité.

    • Danielle ROLLAT 18/09/2024 / 15h10

      – Je doute que le Président soit tenté par la démission.. à moins qu’il ne dissolve à nouveau l’Assemblée Nationale en juin…et « fasse d’une pierre 2 coups », la totale… (démission, redissolution..)
      – pour la destitution , il faudrait que LFI soit largement suivi, y compris par l’ensemble de ses partenaires, pas certaine du résultat.. même si certains en votent le principe..
      – pas convaincue que l’idée d’un nouveau scrutin à 2 tours, fasse rigoler les municipalités vu l’incidence budgétaire, avec notamment la rémunération des personnels administratifs, techniques et de restauration mobilisés pour la mise sous pli préalable de la liste des candidats, leurs bulletins devant être distribués au plus tard le samedi.. le facteurs rigolent aussi..
      -Puis les veilles de scrutin, l’installation, préparation des bureaux de vote, leur remise en état pour fonctionnement le lundi matin des locaux scolaires, sportifs et administratifs utilisés…
      -et pour trouver les bénévoles pour la tenue des bureaux… cela a beaucoup « ramé ».. ici… pour ma part, je n’étais pas dans un bureau de vote dès 7h 30, pour la première fois…

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