L’IVG, un droit qui reste fragile

Un premier baromètre sur l’accès à l’IVG a été publié en amont de la Journée internationale du droit à l’avortement, samedi. En France, plusieurs manifestations ont eu lieu pour réclamer des « garanties » au gouvernement Barnier.

A l’occasion de la journée internationale du droit à l’IVG, samedi, le Planning familial et la Fondation des femmes ont publié un baromètre, réalisé par l’Ifop, sur l’état de l’accès à l’avortement en France.

« Malgré l’inscription du droit à l’avortement dans la Constitution, cette enquête inédite révèle des freins persistants et des tabous encore ancrés », dit le rapport.

Par exemple, 85 % des personnes interrogées se déclarent très fortement attachées à ce droit, l’une d’elles estimant que c’est une chance de « pouvoir le faire correctement et pas comme nos grands-mères avec des aiguilles à tricoter ».

L’accès à l’IVG est d’ailleurs jugé facile en France. Près de 8 femmes sur10 qui en ontréalisé un se sont senties bien informées (79 %), avec des conditions de réalisation claires (83 %, dont 47 % tout à fait), et bien accompagnées (79 %).

Freins persistants

Pourtant, 89 % relèvent pourtant des freins persistants, qu’il s’agisse d’un manque de structures, de délais d’attente trop longs ou de la stigmatisation de l’IVG.

Une des personnes interrogées raconte : « J’ai tenu à l’écart toute la famille. Je connais ma mère, elle adore les enfants. Sije lui avais dit, elle m’aurait dit « on va t’aider à le garder, on va t’aider à l’élever ». C’est bien gentil, mais ça restait moi sa mère ».

Les femmes vivant en zone rurale et les femmes immigrées rencontreraient davantage de difficultés pour accéder à l’avortement.

La crainte d’une possible remise en cause du droit à l’IVG en France est présente, et particulièrement chez les femmes qui ont déjà eu recours à un avortement (51 % chez elles contre 30 % du grand public).

Pour cela, plusieurs collectifs ont manifesté samedi dans plusieurs villes de France pour réclamer des « garanties » au nouveau gouvernement de Michel Barnier, dont plusieurs ministres avaient voté contre la constitutionnalisation de l’IVG. Le locataire de Matignon a assuré mi-septembre que les « droits acquis », notamment en matière d’avortement, seraient « intégralement préservés ».


2 réflexions sur “L’IVG, un droit qui reste fragile

  1. raannemari 30/09/2024 / 20h02

    « Le locataire de Matignon a assuré mi-septembre que les « droits acquis », notamment en matière d’avortement, seraient « intégralement préservés ». »
    Et on est prié de le croire sur parole !

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