Gouvernement : Barnier

Sans doute prudent, Barnier s’engage pour « Tâcher de faire pour le mieux », mais pour qui, telle est la seule question qui convient !

Michel Barnier, le nouveau Premier ministre a joué quelques instants, le guide de l’Hôtel de Matignon, ouvert pour les Journées du patrimoine en ce 22 septembre 2024.

« Bon courage », lui lancent les très nombreux visiteurs qui se pressent en cet après-midi de grisaille dans l’Hôtel de Matignon et ses jardins, ouverts pour les Journées du patrimoine. « Je suis plein de courage, j’ai même encore un peu d’utopie », leur répond Michel Barnier.

Il reconnaît que « les derniers jours ont été un peu difficiles », avec la formation du gouvernement. […]

Il vante l’assise de son gouvernement — sans doute a-t-il de vieux souvenirs de la méthode Coué pour se convaincre qu’il a réussi au moins temporairement (MC).
« La clé, affirme-t-il, c’est qu’en associant dans un socle commun — et je ne veux pas utiliser le mot de « coalition », précise-t-il, les forces politiques de l’ancienne majorité, plus des personnalités non inscrites, plus naturellement ma famille politique, on arrive à un socle de 230-240 députés, qui est clairement le socle le plus important à l’Assemblée nationale aujourd’hui. D’où la légitimité de ce gouvernement ». Légitimité à vérifier le 1ᵉʳ octobre par un vote des députés sur la déclaration de politique générale ?
« C’est une décision que nous prendrons ensemble », répond le Premier ministre, pointant la coresponsabilité du président de la République sur le sujet.

Il a bien sûr pris note des motions de censure que pourraient engager les députés du Nouveau Front populaire comme du Rassemblement National envers les déclarations de politique générale […]

Le groupe Ensemble pour la République (EPR, ex-Renaissance) par l’entremise du président du groupe – Gabriel Attal — le met aussi sous pression en lui demandant « d’affirmer clairement dans sa déclaration de politique générale qu’il n’y aura pas de retour en arrière sur la PMA, le droit à l’IVG, les droits, LGBT ».

Quant au Modem de François Bayrou, allié historique d’Emmanuel Macron, il prend option pour la chute du gouvernement Barnier et pousse Bernard Cazeneuve, du côté de l’Élysée qu’il pourrait prendre le relais en cas de chute du gouvernement…

Sans répondre sur ces points précis, Michel Barnier entend afficher « le calme des vieilles troupes », selon une expression qu’il affectionne. Et il lance aux élus de l’ancienne majorité : « Le président de la République a fait un choix. J’attends de ceux qui l’ont soutenu depuis sept ans qu’ils soutiennent ce choix. »


D’après un article de Francis Brochet. Le Dauphiné Libéré 23/09/2024


Une réflexion sur “Gouvernement : Barnier

  1. bernarddominik 24/09/2024 / 13h58

    Barnier va devoir prendre des mesures impopulaires. Déjà on sait qu’il ne fera qu’un petit pas vers l’assainissement des finances publiques, fin des « cheques », arrêts maladie (16 milliards pour le privé 17 milliards pour le public) avec augmentation des jours de carence, baisse du niveau des tranches 40 et 45% , rétablissement ISF, impôt progressif sur les dividendes, impôt de solidarité sur les gros profits, blocage des budgets des ministères… s’il arrive à 20 milliards de baisse du déficit, il aura atteint son but. Mais à terme ce sont les 150 milliards restant qu’il va falloir éponger. Le medef refuse la baisse du cice, et la baisse des exonérations de charges. Ça va être dur très dur. Mais si on ne veut pas à terme une solution à la grecque (baisse de 30% des retraites et des salaires des fonctionnaires) il va falloir que Barnier ou son successeur soit plus énergique.

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