… le vœu (l’exigence !) présidentiel de réunir absolument un gouvernement de coalition, fait face à de nombreux refus parmi « les ministrables »… voilà qui ne présage rien de solide dans les semaines à venir… MC
Depuis maintenant une semaine, Michel Barnier essaie de résoudre une équation qui, sur le papier, paraît insoluble. Comment former un gouvernement comprenant des Républicains à l’appétit dévorant, un camp présidentiel inquiet de voir un exécutif pencher beaucoup à droite et des « gens de gauche » prêts à siéger au même Conseil des ministres que Laurent Wauquiez ?
Si les conditions de coexistence entre la droite et la Macronie — quoi que, Attal soit en position défensive — peuvent effectivement trouver un équilibre, le débauchage à gauche paraît hasardeux.
Ce mardi 17 septembre, une (nouvelle) fin de non-recevoir adressée à Michel Barnier illustre cette difficulté. Auprès de l’AFP, le député socialiste de l’Eure, Philippe Brun, a annoncé qu’il avait décliné l’offre faite par le Premier ministre. Une proposition pourtant alléchante : le ministère du Budget, clé de voûte de l’appareil exécutif, […].
[Comment] imaginer qu’un ministre de gauche puisse mettre en œuvre des arbitrages décidés par la droite, dans la mesure où ce sont bien des orientations politiques qui dictent les choix budgétaires.
En sortant de son rendez-vous, Philippe Brun a d’ailleurs fait valoir qu’il avait décliné, car il n’est « pas d’accord avec la politique qui va être menée ». Une explication répétée auprès de L’Opinion : « Jamais je n’aurais noué un accord politique tout seul dans mon coin. D’autant que j’ai compris qu’il n’y aurait aucune inflexion de leur part, ni sur les salaires, ni sur les retraites ».
Et ce n’est pas le premier, à gauche, à refuser l’offre. Connu pour son talent de négociateur lors du Brexit, Michel Barnier n’a toujours pas trouvé la parade pour convaincre ses interlocuteurs de gauche. Il lui reste quelques jours pour y parvenir.
D’après un article de Romain Herreros. HuffingtonPost – Lecture libre. Post (extraits)
Macron sort de son rôle en voulant peser sur les choix de Barnier.