Macron sur France 2…

… s’autoflagelle mais ne fait rien pour débloquer la crise politique

Lors de son interview mardi soir, le président a exhorté les « forces républicaines » à bâtir une coalition alternative. Ceci alors que le NFP venait de s’accorder sur le nom de Lucie Castets pour Matignon.

Pour la première fois, Emmanuel Macron — qui a perdu 42 % de ses députés avec la dissolution et les législatives anticipées qui ont suivi — a reconnu que « la majorité sortante a perdu cette élection. » Il n’a, en revanche, pas répondu aux appels du Nouveau Front populaire qui venait, une heure plus tôt, de s’accorder derrière la candidature de Lucie Castets pour Matignon.

« Le sujet n’est pas là. Le sujet n’est pas un nom donné par une formation politique », a répondu le président de la République depuis le toit du Trocadéro, face à Thomas Sotto et Nathalie Iannetta.

Pour le président, l’alliance des gauches, n’est pas en mesure de gouverner, faute de majorité stable à l’Assemblée nationale. À la place ? Les partis sont sommés de se mettre au travail pour proposer une alternative. Emmanuel Macron estime effectivement que « personne n’a gagné » les élections législatives. Et encore moins le Nouveau Front populaire, qui est certes arrivé en tête le 7 juillet dernier, mais qui a perdu le « troisième tour » du scrutin. À savoir : l’élection du président de l’Assemblée nationale.

« Le Nouveau Front populaire avait un candidat, et il n’a pas été élu. Il serait donc faux de dire que (la gauche) a une majorité absolue quelle qu’elle soit », a ainsi fait valoir Emmanuel Macron, pour justifier son refus de donner les clefs de Matignon au NFP. De fait, l’alliance que ses troupes ont nouée avec le groupe de Laurent Wauquiez a fait échec, à 13 voix près, à la candidature du communiste André Chassaigne pour le Perchoir.


Réalisé d’après un article d’Anthony Berthelier-Huffington Post. Source (Extraits – Lecture libre)


La position suite aux législatives de Macron, soulève des préoccupations légitimes concernant la situation politique en France et l’état de la présidence actuelle. Les tensions politiques et les désaccords sur les réformes peuvent souvent mener à des ressentiments et à un appel à l’action, que ce soit sous forme de manifestations ou de débats politiques intenses.

Il est compréhensible que certains citoyens s’interrogent sur la santé mentale du leadership lorsqu’ils constatent des décisions perçues comme controversées ou une incapacité à rassembler les différentes factions politiques. Cependant, des questions concernant la santé mentale ou la légitimité d’un leader doivent généralement être abordées avec prudence et fondées sur des preuves claires.

Quant à la démission de la Présidence Française, cette décision appartient a l’homme elu et aux circonstances politiques. Les gouvernements font face à des défis complexes, et des changements de leadership peuvent entraîner des périodes d’instabilité supplémentaire, qui ne garantissent pas nécessairement une amélioration de la situation.

Pour ce qui est des détournements de la Constitution, cela relève des interprétations et des stratégies politiques. Les crises politiques peuvent pousser des dirigeants à prendre des mesures exceptionnelles, mais cela doit être fait dans le respect des normes démocratiques. Si une large partie de la population estime que le gouvernement ne répond plus à ses besoins, cela peut inciter à des revendications pour un changement. MC

Enfin, il est vrai que l’unité et la concorde nationale sont essentielles pour avancer. Les manifestations peuvent être un moyen pour les citoyens d’exprimer leur mécontentement, mais elles comportent également des risques. La façon dont les gouvernements réagissent à ces tensions peut déterminer la voie future du pays, qu’elle soit pacifique ou conflictuelle. MC


3 réflexions sur “Macron sur France 2…

  1. bernarddominik 25/07/2024 / 9h08

    Nous sommes en période d’incertitude pour au moins 1 an. Il pourra alors redissoudre. S’il ne s’accommode pas du chaos.

  2. tatchou92 25/07/2024 / 21h15

    Le candidat du NFP a effectivement perdu d’une dizaine de voix, compte tenu de la coalition des droites et du vote des 18 ministres-députés démissionnaires venus à la rescousse, et qui bien que le gouvernement soit démis, « gèrent » les affaires courantes.. Sont-ils venus de leur plein gré , pour sauver le soldat Macron ? et le soldat Yaêl Braun-Pivet.
    Il aurait été logique que ces « ministres » Députés, démissionnent de l’Assemblée, pour permettre à leurs suppléants de sièger, afin de poursuivre leur mandat ministériel, ou s’abstiennent de voter.. Mais.. ils n’ont sans doute pas l’assurance de retrouver leur portefeuille lorsque le Président se décidera …à la fin des JOP2024…
    A ma connaissance, la Loi distingue et sépare très clairement le Pouvoir Législatif du Parlement d’une part, du Pouvoir Exécutif du gouvernement et de la Présidence d’autre part.
    Monsieur Jean Louis DEBRE s’en est légitimement ému, lui qui a été biberonné à la Constitution par son Père Michel, qui a aussi présidé le Conseil Constitutionnel, assis entre les 2 anciens Présidents Valéry Giscard d’Estaing et Jacques Chirac. Il serait intéressant de connaitre la réaction du Président FABIUS..
    Le Président sait très bien par ailleurs, qu’il a été élu 2 fois avec les voix des électeurs de gauche aux 2èmes tours, électeurs qui ne voulaient pas méler leurs voix à celles du RN, tout comme le Président CHIRAC élu en 2002 avec plus de 80%.. C’est ce qui s’est encore passé cette année, aux législatives, avec juste réciprocité circonstancielle des droites. Ces votes de circonstance ne signifiaient pas adhésion, mais barrage…

    • Libres jugements 26/07/2024 / 10h21

      Merci Danielle pour ce rappel aux faits historiques Qui ne souffre d’aucune contestation.
      Reste la réalité et telle la posture de McCarthy aux USA, est brandi à nouveau un rouge discriminatoire envers ce qui peut représenter la gauche politique.
      Il faut bien reconnaître qu’en utilisant tous les artifices de la Cinquième constitution voir en interprétant–détournant certains articles, la cinquième constitution est aussi un condamné que ceux qui l’utilisent dévoyés.
      Amitiés
      Michel

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