J’aimerais te parler d’elle – 2

Germaine Tillion est une petite fille aux yeux rieurs qui, après une enfance passée à la campagne avec sa soeur Françoise, arrive dans la région parisienne à 15 ans. Ses parents écrivent des guides de voyage, les Guides bleus, et, d’ailleurs, durant toute sa vie Germaine aimera explorer les pays inconnus.

Elle voyage souvent seule, dans le monde entier, et apprend à connaître les populations locales, avec lesquelles elle partage du fromage ou des friandises, qu’elles dégustent ensemble sous une tente. Elle devient une grande ethnologue (scientifique qui étudie les sociétés humaines).

Pendant la guerre, elle entre dans un réseau de résistance et finit par être arrêtée par les Allemands. On l’enferme dans une prison pour femmes.

Elle y reçoit deux fois par mois un sac de linge propre : sur la doublure en soie, ses camarades écrivent des informations secrètes sur la guerre. Elle contine ainsi à participer à la lutte.

Puis elle est déportée à Ravensbrück, dans un camp de concentration pour résistantes. Elle décide alors d’écrire une opérette comique, rien que pour faire rire ses amies déportées. Malheureusement, peu de temps après, sa maman, elle aussi déportée, est assassinée…

Germaine, elle, est libérée en 1945. Elle rentre à Paris, continue à écrire des livres et surtout à lutter contre toute forme d’injustice.

Elle est morte à presque 101 ans ! En 2015, elle est entrée au Panthéon avec son amie Geneviève de Gaulle-Anthonioz, elle aussi déportée, tout comme d’autres résistants.

L’humour est le meilleur remède à la tristesse et un excellent moyen pour se sentir libre.


Sophie Carquain. Recueil : « J’aimerais te parler d’elle ». Éd. Albin-Michel


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