Ruffin appel un Front Populaire

Pour « arrêter les conneries » à gauche, une union express ?

En vue des élections législatives anticipées le 30 juin et 7 juillet prochains, les voix se sont très rapidement élevées, Ruffin, Autain, Faure, Rousseau… pour un front uni face aux risques de voir le RN de Jordan Bardella remporter davantage de sièges de députés à l’Assemblée nationale.

« Nous sommes au pied du mur. Au lieu de répondre à la colère populaire, Macron prend le risque de donner les clés du pays à l’extrême droite. (…) L’union des gauches et des écologistes est un devoir, un impératif. Une semaine pour faire l’unité dans la clarté. Deux semaines pour mener la campagne et obtenir la majorité des sièges », préconise Clémentine Autain.

« Je lance l’appel à mes amis, voyons-nous rapidement, travaillons ensemble à un pacte pour la France en mettant les politiques sociales, les salaires, le pouvoir d’achat, la répartition des richesses », a de son côté lancé Fabien Roussel, le secrétaire national du PCF.

« Il a raison, François Ruffin. La gauche doit se retrouver », a de son côté déclaré Olivier Faure, premier secrétaire du PS, sur France 2 dimanche soir, en commentant le projet de Front Populaire de François Ruffin.

Et certains, comme François Ruffin, député LFI de la Somme, ont même déjà trouvé un nom à ce front : le « Front Populaire », en référence à l’union des partis de gauche qui a eu lieu en 1936 autour de Léon Blum, déjà, à l’époque, dans le cadre d’élections législatives.

« L’union est possible avec tout le monde. Je le dis à Marine Tondelier, Fabien Roussel, Olivier Faure, Jean-Luc Mélenchon : est-ce qu’on veut gagner ensemble ou perdre séparés ? (…) Je pense que dans notre histoire, on l’a vu dans les années 1930 en France, on a fait le Front populaire, on n’a pas fait le nazisme, on n’a pas fait le fascisme. Il n’y a pas de fatalité », a-t-il clamé.

Un appel qui semble avoir été entendu. « Qu’est-ce qu’on veut ? L’union des gauches », scandaient des dizaines de manifestants rassemblés spontanément dimanche soir, place de la République, agitant des drapeaux EELV et Insoumis.

Raphaël Glucksmann, arrivé en tête des listes de gauche ce dimanche. Ce dernier n’a pas, pour l’heure, commenté ce projet de nouveau « front populaire » ou de négociations communes.

Marie Toussaint, en revanche, dont la liste EELV n’a réuni qu’un peu plus de 5 % des électeurs aux européennes, s’est dite favorable à un tel scénario.

« Je n’ai eu de cesse de proposer une liste commune NUPES pour les élections », a de son côté rappelé Manon Aubry, tête de liste LFI aux Européennes. « Elle nous aurait permis aujourd’hui de disputer la victoire au Rassemblement national. Après la dissolution c’est ce programme et cette stratégie que nous devons retrouver pour les législatives », a-t-elle lancé sur France 2.

A ce jour les inconnus sont dans l’attitude des leaders : Raphaël Glucksmann, Jean-Luc Melenchon.


D’après un texte de Michaël Szadkowski. Huffington Post (Courts extraits – lecture libre en suivant le lien)


4 réflexions sur “Ruffin appel un Front Populaire

  1. rblaplume 11/06/2024 / 8h16

    Incorrigibles, ces élus de l’Assemblée nationale, la lutte sans merci, sans se soucier de leurs prises de parole, de leurs attitudes, sur les Citoyennes et Citoyens, pour la primauté dans les urnes le samedi. Puis les mêmes, ayant oublié leurs harangues, leurs invectives, se déclarent la main sur le cœur de gauche, pour le Front populaire, le lundi !
    Qu’espéraient ils que Monsieur le Président de la République demeurerait « inerte » ?
    Ne jamais sous estimer son adversaire est une règle d’or !
    rblaplume

  2. bernarddominik 11/06/2024 / 8h40

    Finalement Faure à rappelé à Glucksmann que c’était sa ligne qui était celle du PS et un accord semble bien se réaliser. Je croise les doigts.

  3. rblaplume 11/06/2024 / 9h42

    Glucksmann n’a pas dit son dernier mot.
    Il va faire valoir que sans lui, le PS n’existait pas à ces élections pour le Parlement de l’Union européenne. La messe n’est pas dite car ce Député « européen » est proche de M.Macron sur bien des points tant sur l’U.E que sur le plan économique. La guerre est programmée par bien des instances officieuses qu’officielles. L’Etat d’urgence ouvre tellement de pistes d’exceptions ! Messieurs Macron et Glucksmann semblent considérer que cet avenir est indépassable. Cette situation nous est imposé par l’histoire !
    Il est dommage que souvent les militant(e)s d’une manière générale confondent militantisme et citoyenneté. Un(e) militant(e) est un(e) Citoyen(ne) mais un(e) Citoyen (ne)n’est pas forcément un(e) militant(e).
    Quant à diaboliser les parties politiques (R/N-F/N et Reconquête) notabilisés depuis des décennies, c’est peine perdue car ils ont été autorisés. De plus, M.Macron les a inclus dans l’ARC républicain.
    Qui fait partie de l’arc républicain ?

  4. tatchou92 11/06/2024 / 14h28

    Si nous n’avons pas le choix aujourd’hui, nous n’avons pas la mémoire courte non plus. Si aujourd’hui, il faut y aller, comme un seul homme, nous avons aussi le droit d’rexprimer nottre ressenti, notre vécu.. en interne.. çà soulage.

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