… hélas !
On a longtemps cru qu’il suffisait d’exhiber son cul dans une piscine à débordement installée sur le toit d’un building de Dubaï pour faire exploser le compteur de vues d’une vidéo YouTube. Que nenni : l’époque est cruelle et la concurrence redoutable.
Désormais, le public veut du sang, des larmes et de la transpiration. Et ça, le vidéaste Inox-tag l’a bien compris.
Sans aucune expérience de l’alpinisme, celui qui s’est notamment fait connaître en se filmant en train de jouer aux jeux vidéo dans sa piaule d’adolescent s’est lancé le défi de gravir l’Everest.
« Je veux réaliser un défi qui peut paraître inconscient, mais dont je rêve depuis longtemps. Le toit du monde, un entraînement de toute une vie que je dois faire en un an », détaille-t-il sur YouTube.
« C’est une catastrophe, se désole auprès du magazine Géo le photographe Pascal Tournaire, qui a déjà gravi l’Everest.
C’est simplement une histoire de gros sous. D’autant plus qu’a côté il y a quantité d’alpinistes doués qui ne trouvent pas un sou pour se financer. Je me demande où est le challenge quand il suffit de sortir 200 000 dollars pour « faire » le plus haut sommet du globe. »
Au-delà du côté égoiste et vénal du défi, c’est aussi l’impact écologique qui inquiète bon nombre d’observateurs.
Marc Batard, ancien coéquipier du photographe, rappelle d’ailleurs au magazine qu’il y a « trop de monde » qui veut grimper ce sommet et que cela conduit, fatalement, à une hausse de la pollution.
Mais dans un monde où tout s’achète, qui peut bien dire non à un gamin de 22 ans prêt à débourser entre 600 000 et 1,2 million d’euros pour un caprice ?
Yovan Simovi. Charlie Hebdo. 17/04/2024
Il y a peu de chances qu’on
détrône le roi des cons.
Brassens
je vais être triviale et vous prie de bien vouloir m’en excuser, merci : « les C… çà ose tout, ç’est à çà qu’on les reconnait. ». Désolée, c’est ce que je pense.
Ce serait mieux si c’étaient des gens qui n’y sont pas montés qui disaient ça… Mais enfin…Le point de vue…est à cons sidérés.
Les cons, ce sont plutôt ceux qui suivent ce genre de chose sur les écrans.
Comment dois je prendre ton commentaire Anne-Marie.
Ai-je eu tort de relayer cette information ?
J’ai commis quelques ascensions dans les Alpes et les Pyrénées il y a quelques années et je dois dire que ma joie n’était qu’un intérieur à aucun moment, je n’en diffusais via quelques réseaux – au demeurant fort restreint à l’époque – ni ne sollicitait un/des sponsors.
En réalité devraient être considéré un certain nombre de gens qui gravissent des montagnes sans jamais – et ils en sont fiers à raison — faire la une, sans jamais courir l’audience pour satisfaire l’image d’un sponsor. Modestement, j’ai été un temps un de ceux-là – une chute Handicapante m’a obligé à arrêter – Un temps où la montagne était encore non professionnalisée.
Amitiés. Michel
Difficile d’être compris quand on ne s’explique pas de vive voix, je parlais de ceux qui suivent les « exploits » de ces crétins.
Quant au fait d’en parler, je ne sais pas, personnellement je pense que c’est lui faire une pub gratuite, mais bon, comme l’a dit Montaigne : »Je donne mon avis comme mien, pas comme vrai ».
Amicalement
Anne-Marie, je ne voudrais pas qu’on se méprenne, il n’y a aucune embrouille.
Je comprends ta position et quelque part, je te rejoins, et condamne le gugusse inconscient, inexpérimenté, filmé uniquement pour faire le buzz quelques jours sur un réseau social.
Par contre, j’ai beaucoup à dire sur certains exploits de certains alpinistes médiatisés avant exploit, comprenant qu’il faut vivre d’une passion à la base non rémunératrice. A contrario je ne vois aucune raison interdisant de relater dans les médias, un exploit effectué.
Très amicalement
Michel
Pas de problème pour moi 🙂