Les Européennes « PCF » Léon Deffontaines…

… « Il est temps de relever la tête » 


En meeting dans le Nord, la tête de liste communiste aux européennes, Léon Deffontaines, a tenu à se montrer comme seul représentant de la « France du travail » qu’il appelle à « reprendre la main ».

Ils sont venus nombreux assister à ce rendez-vous de lancement de campagne. Dans un lieu et à une date symboliques. Sur les terres du secrétaire national du PCF, le député du Nord Fabien Roussel, et le jour des 80 ans de l’adoption du programme du Conseil national de la résistance (CNR). Armelle, 75 ans, venue de la commune d’Annœullin, à près de trente kilomètres d’ici, tient au symbole, elle qui est fille de déporté.

Alors que les spectateurs gagnent les chaises qui entourent le pupitre sur lequel s’appuieront les candidats lors de leurs prises de paroles, cette militante communiste depuis l’âge de 16 ans explique, émue : « Je suis fière que nos idées soient encore représentées par ce jeune. Un jeune qui parle des ouvriers et aux ouvriers. Qui d’autre le fait à gauche aujourd’hui ? C’est bien de parler de l’Ukraine, il faut le faire, mais il y a des situations d’urgence en France qui mérite une attention particulière ! »

Au micro, justement, plusieurs membres de la liste viennent parler de leur réalité. Heloïse Dhalluin, conseillère régionale locale et agent de maîtrise à la SNCF, souligne les dégâts causés par les « politiques libérales » sur la qualité de l’offre de transport et, in fine, sur le « quotidien des salariés, des usagers, et de tous les citoyens ». Eddie Jacquemart, lui aussi originaire du Nord, affiche, en président de la Confédération nationale du logement, sa volonté de voir « des logements décents et abordables pour tous ».

[…]

Après quelques mots de Fabien Roussel, appelant à se « battre pour mettre le travail, le pouvoir d’achat, et nos retraites, au centre de cette campagne », Léon Deffontaines déroule : « Nous sommes sur les terres du Nord, des terres de luttes, de combats, et de victoires sociales. Et nous sommes aussi dans le département qui, en nombre de voix, a le plus voté contre le traité constitutionnel européen de 2005. À ceux qui n’ont pas eu leur mot à dire sur les termes de la construction européenne, aux victimes de l’Europe néolibérales, je veux vous dire : nous allons relever la tête ! »

Très vite, la salle est invitée à prendre la parole.

Sans surprise, après les questions de pouvoir d’achat, de salaires, et de services publics, la guerre en Ukraine occupe une bonne partie des débats.

Quelle alternative dessiner à celle, guerrière, d’Emmanuel Macron ? « Le Parti communiste français porte dans son ADN le combat pour la paix. Quand j’entends le président dire que rien ne doit être exclu concernant notre engagement autour de ce conflit, cela veut dire que tout est possible. Et cela, nous ne pouvons l’accepter ! ».

Après deux heures d’échanges vifs, Léon Deffontaines conclut : « Certains voudraient nous faire croire que ces élections sont un match entre deux camps : Renaissance et le Rassemblement national. C’est en vérité un match amical : ni l’un, ni l’autre, n’ont défendu les intérêts des Français au Parlement européen.

[…]


Anthony Cortes. Le quotidien « L’Humanité » source (extraits)


2 réflexions sur “Les Européennes « PCF » Léon Deffontaines…

  1. bernarddominik 18/03/2024 / 9h15

    Il n’y a quasiment plus d’ouvriers en France, nos usines étant parties en Chine. Donc ne soyons pas naïfs le PCF n’est plus le parti des ouvriers. Je pense que la gauche devrait défendre un peu plus le travail et un peu moins les utopies. L’entrée de l’Ukraine dans l’UE c’est la fin de notre agriculture. Et puis mes amis communistes il faut être plus fermes sur le refus de la guerre et la reconnaissance que la Crimée c’est la Russie. Il ne faut pas rentrer dans le jeu de Macron, et continuer sur la voie montrée par le PCF: le refus de laisser les oligarchies capitalistes diriger la France. Il faut revoir le plan comptable pour réintégrer dans le bénéfice imposable les profits qui partent dans les paradis fiscaux et ça doit se faire à l’échelle européenne. Alors au boulot il faut déposer des projets de loi et les faire connaître.

    • tatchou92 18/03/2024 / 22h08

      Je vous remercie pour votre réflexion, dont je partage les appréciations sur plusieurs éléments, en m’appuyant sur ma ville natale sous préfecture des Ardennes que je ne reconnais pas lorsque j’y passe :
      – il y avait 2 filatures qui fabriquaient du « drap de Sedan » et des tissus que nos parents pouvaient se procurer dans la boutique,
      -il y avait une caserne de l’armée de l’air avec des appelés du contingent, un encadrement, des familles venues s’installer, une population bienvenue pour la ville,
      -il y avait une cartonnerie, 2 subdivisions des Ponts et chaussées, une caserne de gendarmerie,
      – un lycée, un lycée agricole, une gare SNCF, (guichet automatique aunourd’hui)
      – un hôpital avec plusieurs services, maternité, maison de retraite et hospice..
      en bref du boulot et des logements pour tous,
      Aujourd’hui, les filatures, la caserne de l’armée, sont fermées, le chômage a grimpé…. il y a une direction partagée avec un établissement d’une ville voisine à l’hôpital, dont la maternité est fermée, services réduits, les Ponts sont …à la diète comme partout, le commerce local est en berne, les maisons se vendent difficilement, les jeunes galèrent partent bosser à Reims, s’ils sont qualifiés…
      Je suis d’accord, il faut reprendre les affaires de la France en main, le pays en est capable, cesser les superprofits, réintroduire l’impôt sur la fortune.., revenir sur la scandaleuse réforme des retraites, réorganiser la gestion de la sécu et des mutuelles, de l’école, revenir sur les taxes EDF/GDF qui nous mettent à plat, associer les Français aux réformes.. un bon début..

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