L’année 2024 vient à peine de commencer, et l’heure est déjà au bilan pour l’intelligence artificielle.
Sa montée en puissance, en 2023, a causé de nombreuses sueurs froides dans tous les domaines : vol de boulots, montée du complotisme, possible fraude électorale, augmentation des fausses informations…
Pour le premier point, l’espoir existe encore, du moins pour certains. Si de plus en plus de jeunes préfèrent en effet se tourner vers un chatbot plutôt que vers un psychologue pour raconter leurs problèmes, l’IA est définitivement nulle pour nous soigner : selon une étude publiée la semaine dernière et menée par des chercheurs américains, qui ont soumis à ChatGPT 4100 cas médicaux pédiatriques, lui demandant de poser un diagnostic, l’outil s’est trompé dans 72 cas et n’a eu que « partiellement raison » dans 11 cas.
Rassurant…
Enfin, surtout pour les pédiatres, qui peuvent souffler : l’IA n’est pas encore près de les mettre au chômage.
En revanche, du côté des fake news, tout semble aller de mal en pis : fini l’époque – pas si lointaine – où l’on pouvait distinguer le vrai du faux en observant le nombre de doigts ou la position d’une jambe sur les images d’humains générées par l’IA.
Désormais, les fausses images sont quasi indétectables, et aucune solution, si ce n’est le renforcement de l’éducation aux médias, n’a encore été trouvée pour ne pas se laisser berner.
À moins d’imiter la démarche du New York Times, qui a décidé de poursuivre en justice les créateurs de ChatGPT pour violation du droit d’auteur, l’IA s’étant formée en pillant les contenus trouvables sur Internet.
Ou, mieux, d’arrêter de poster des selfies débiles sur tous les réseaux sociaux.
Lorraine Redaud. Charlie hebdo. 17/01/2024
Beaucoup de bruit pour rien.
Il me semble Bernard que tu minimises grandement L’utilisation de ce/ces différents logiciels, dont on s’apercevra Les dégâts dans quelques années de l’intelligence artificielle adaptée à bien des situations notamment dans les courriers confirmant des décisions… d’assurances, juridiques, dans l’obtention de permis de construire, etc.
dans les années 56 j’ai appris un métier de A à Z, absolument essentiel dans l’imprimerie qui permettait de reproduire une photographie, un tableau… puis dans les années 70 est arrivé l’informatique les scanners, puis Dans les années 80-85 des logiciels de mise en page accessible à une secrétaire. Et l’évolution du numérique ne cesse de progresser retirant de l’emploi par pans entiers à des ex-techniciens professionnels extrêmement qualifié et par conséquence très bien payées à l’époque.
Alors non Bernard je ne peux pas laisser dire que l’intelligence artificielle c’est beaucoup de bruit pour rien.
Amitiés. Michel
L’IA pose de nombreux problèmes dont la responsabilité, qui est responsable d’une réponse inadéquate de l’IA? Car l’IA n’a pas d’esprit critique. L’IA va permettre d’améliorer les diagnostics, mais ils devront toujours être supervisés par un(e) spécialiste. Actuellement les constructeurs automobile ont freiné la mise en place de la conduite par l’IA: ils ont peur d’être responsables, alors ils préfèrent multiplier les aides à la conduite, mais ça reste des aides. La technologie n’a jamais pris de décision, elle peut aider, et je crois que l’IA est dans la continuité des outils. Mais croyez vous que l’IA conçoive et réalise une BD, un roman, une symphonie? Elle peut produire une curiosité, mais ça n’aura que la valeur d’une curiosité, comme la suite Iliac, musique composée par un ordinateur, mais sans valeur musicale.