Manant, écoutez…

Selon « La Croix » Source (Extraits)  : Tout va pour le mieux !

Treize minutes pour convaincre et affirmer qu’il a entendu la « colère » des Français.

Après la validation de la loi par le Conseil constitutionnel et sa promulgation, le président de la République a une nouvelle fois justifié une réforme « nécessaire ». Mais il a dit « regretter » qu’un « consensus » n’ait « pas pu être trouvé ».

Dans une logique de main tendue, il a assuré que « la porte sera toujours ouverte » aux syndicats, alors que ceux-ci ont décliné son invitation à le rencontrer mardi 18 avril à l’Élysée. Seules les organisations patronales devraient s’y rendre.

« Un nouveau pacte de la vie au travail »

Pour « bâtir » un projet axé sur « l’indépendance » de la France, Emmanuel Macron a appelé à un « élan national », comparant cette mobilisation à celle suscitée autour du chantier de reconstruction de la cathédrale Notre-Dame de Paris. « Nous avons devant nous cent jours d’apaisement, d’unité, d’ambition et d’action au service de la France », a-t-il lancé, donnant rendez-vous « le 14 juillet prochain » pour « faire un premier bilan ».

Sur le fond, pas de changement : le triptyque travail, réindustrialisation et ordre républicain reste l’objectif, avec des priorités, comme l’inflation, la santé, l’école, les services publics et l’écologie. Le chef de l’État a cependant mis en haut de la pile la construction d’un « nouveau pacte de la vie au travail » par « le dialogue social », « sans aucune limite, sans aucun tabou ».

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Selon « Le Monde » Source (extraits) : Ce qu’il faut retenir de l’allocution d’E. Macron

  • Revenant sur la réforme des retraites, il a répété qu’elle était « nécessaire ».
  • Le chef de l’État s’est donné « cent jours » pour mener un plan d’« apaisement » et « d’action », après la « colère » suscitée par la réforme des retraites. Il a donné rendez-vous aux Français le 14 juillet pour un premier bilan.
  • Emmanuel Macron a chargé la première ministre, Elisabeth Borne, de présenter « dès la semaine prochaine » une feuille de route pour la mise en œuvre de trois « grands chantiers prioritaires ».
  • La première de ses priorités sera de bâtir un « nouveau pacte de la vie au travail ». Il sera « construit dans les semaines et les mois qui viennent par le dialogue social » entre organisations syndicales et patronales, a déclaré le chef de l’État.
  • Le deuxième chantier est la justice et de l’État de droit. Il a promis « des annonces fortes dès le mois de mai » contre la délinquance « et toutes les fraudes sociales ou fiscales », tout en promettant de « renforcer le contrôle de l’immigration illégale ».
  • Troisième priorité du chef de l’État : « le progrès pour mieux vivre », qui passe par une amélioration des services publics, notamment dans les secteurs de l’enseignement et de la santé.
  • Pendant l’allocution d’Emmanuel Macron, des concerts de casseroles ont résonné dans plusieurs villes de France et des rassemblements ont eu lieu en opposition au chef de l’État.

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Pour « Le Parisien » Source (extraits)

Comme si son second quinquennat démarrait aujourd’hui.
Comme si la réforme des retraites n’avait laissé aucune trace.
Comme s’il avait encore la majorité absolue.

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Pour Libération, Source (extraits) … qui note surtout la diminution de l’audience, mais indique l’absence de vraies propositions du chef de l’État.

Le quotidien « signale/reprend » les articles de journalistes étrangers avec : « Emmanuel Macron 2023 représente aujourd’hui l’inverse, en quasiment tous points, de ce qu’entendait incarner le candidat Macron 2017. Pour s’en convaincre, s’il était besoin, il suffit de regarder l’image que renvoie désormais le Président auprès de la presse internationale.

Les articles des correspondants étrangers basés à Paris ne laissent plus de doute sur ce que la France commence à représenter dans cet ensemble européen, havre de démocratie mondiale, siège de l’État de droit. Les démocraties européennes s’interrogent et se sentent fragilisées par des forces illibérales, populistes. Emmanuel Macron jeune chef de l’État était encore, au moment de sa réélection, l’une des têtes de pont de la démocratie libérale (au sens politique du terme) ».

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Pour « L’humanité » Source (Extraits) Oyez, oyez, braves gens ! Le roi a parlé.

« La réforme a-t-elle été acceptée ? La réponse est non. (…) Personne ne peut rester sourd à la colère et cette revendication de justice sociale et de rénovation démocratique qui a été exprimée », admet le chef de l’État, tout en ne cédant rien à aucune des revendications de la rue.

Et Emmanuel Macron de déployer un discours creux à mots-clés qu’on dirait sorti de l’algorithme de ChatGPT : il y est question « d’agir ensemble au-delà des clivages pour construire notre indépendance », « de retrouver l’élan de notre nation », de « libérer les énergies avec le seul intérêt du pays comme guide », d’une métaphore en apesanteur sur Notre-Dame. Autant d’éléments de langage dont on se demande bien à qui ils sont supposés s’adresser, et qui est dupe de ces mots dont le vide absolu est le principal moteur. 

  • Agitation réformatrice

L’important est ailleurs : Emmanuel Macron, lui, veut poursuivre les réformes. Avec quelle feuille de route ? La réforme du lycée professionnel, celle du RSA , un « meilleur contrôle de l’immigration illégale », une planification écologique pour cet été, l’hôpital public à « rebâtir »… 

Sur France Inter, lundi matin, la présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, se livrait déjà à cette remarque surréaliste : « C’est étrange ce sentiment de fin de règne que peuvent avoir certains alors que nous n’arrêtons pas de réformer. » Étonnement sincère ou surjoué pour faire mine d’ignorer les raisons de la colère ? On ne sait pas trop quelle option est la pire.

  • « Cent jours d’apaisement »

Pas de panique, le chef de l’État, magnanime, accorde tout de même aux Français « cent jours d’apaisement ». Selon plusieurs sources du palais, Emmanuel Macron entend également multiplier les déplacements dans les prochains jours et les prochaines semaines, pour aller à la rencontre des Français, dans l’esprit du grand débat postcrise des gilets jaunes. Français qu’il a pourtant soigneusement évités jusqu’à la promulgation de la réforme des retraites.

Enfin, le président promet pour la énième fois de changer d’approche en « sollicitant toutes les forces d’action et de bonne volonté, pour construire des coalitions et alliances nouvelles sur les bases solides du Conseil national de la refondation, au plus près du terrain », ce qui ne veut, là encore, pas dire grand-chose. 

Cette allocution insipide, est déjà perdue dans les poubelles de l’histoire.


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