Le louvre est visitable…

Juste, respect des gestes barrières tant qu’ils sont obligatoires…

Si la crise sanitaire a fait perdre au Louvre 60 % de ses visiteurs (pas d’Asiatiques, très peu d’Américains), elle lui a fait gagner un public français, dont 20 % de Franciliens, qui retrouve le plaisir de visiter le plus grand musée du monde dans des conditions agréables. Ce n’était plus le cas lorsqu’on flirtait avec les dix millions d’entrées annuelles.

Six mois après sa nomination, la présidente, Laurence des Cars, transfuge du musée d’Orsay, enfonce le clou. Et affirme vouloir « réenchanter le Louvre », affichant la volonté de tout remettre à plat, après huit années de gouvernance Jean-Luc Martinez, son prédécesseur, marquées par des rapports tendus avec les conservateurs et des opérations ayant écorné l’image du prestigieux musée (partenariat Airbnb, contentieux avec la Fondation Cy Twombly, etc).

Le maître mot est « l’ouverture », au propre comme au figuré.

Ouverture, de nouvelles entrées (fini l’accès unique par la pyramide), extension des horaires après 18 heures, (ré)ouvertures de salles fermées, déménagement ou réaménagement de salles d’exposition, dont le bunker ingrat du hall Napoléon, où se tiennent les grands événements.

L’ouverture, Laurence des Cars la veut surtout dans le contenu encyclopédique qui doit gagner en compréhension : création d’un département consacré à Byzance et aux arts des chrétiens d’Orient, remaniement du pavillon des Sessions, enclave destinée aux arts premiers, qui sera reliée aux collections et enrichie des problématiques actuelles.

Ouverture à l’art contemporain, autrefois banni, et aux questions de société, par la programmation culturelle et musicale de l’auditorium.

Réinventer le Louvre, donc, et le rendre accessible à tous. Au cœur de la cité et de l’époque


Sophie Cochon. Télérama – N° 3762 – 16/02/2022


Identifier vos commentaires ; sinon c'est direction poubelle.