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Le traité de libre-échange (CETA) a provoqué une rupture au sein de la majorité. Un traité qui a suscité le plus d’opposition dans le groupe d’élus LR-EM depuis 2017.

« Abstention, péché véniel ; vote contre, péché mortel », inscrivait dans les principes du groupe Richard Ferrand, lorsqu’il était à sa tête. Sébastien Nadot en avait fait les frais après son rejet du budget pour 2019.

Idem pour Jean-Michel Clément, qui avait dû quitter le groupe, après son refus d’approuver la loi asile et immigration, alors que 14 de ses collègues LR-EM s’étaient abstenus. Sur la loi « anticasseurs », ils étaient même 50 à ne pas se prononcer.

Sous des airs de menace, Emmanuel Macron, […], a toujours formulé une promesse : pas de frondeurs dans son « nouveau monde ». Mais le vernis a craqué un peu plus cette semaine.

Mardi [23 juillet 2019], la majorité présidentielle a connu, au sein de ses rangs, un record d’opposition. […] « contre » le Ceta. Un texte très mal voté – 266 voix contre 213 et 74 abstentions – depuis le début de la mandature, ce sont surtout, sur 301 élus la République en marche (LR-EM), 52 qui ont choisi l’abstention, et 9 qui s’y sont carrément opposés [pourtant ces derniers ne seront pas exclus du groupe pour autant comme leur autre prédécesseur frondeurs].


Audrey Loussouarn : L’Humanité. Titre original : « Ceta. Le revers infligé à Macron par son camp ». Source (extrait)