Un quatrième mandat, d’ A. Merkel est certes sa nouvelle victoire pour elle et sa gouvernance, mais c’est une réélection au goût amer.
Sa politique migratoire antérieure, conjuguée à l’alliance avec le SPD, a offert ce résultat à l’extrême droite [accolé aux mouvances Nazis de tristes mémoires], qui fait une entrée en force au Bundestag, une première dans l’après-guerre.
Dès lors, comment gouverner ?
Le SPD a tiré les conséquences de son échec cuisant en annonçant qu’il ne participerait pas au prochain gouvernement. Ni Merkel ni le SPD ne veulent d’une nouvelle « grande coalition ».
L’union des grands partis du centre dope les extrêmes. Merkel a aussi à cœur d’arrêter la casse en évitant d’offrir à l’AfD la tribune dont elle rêve : celle de principal parti d’opposition.
S’allier avec les libéraux du FDP et les Verts, une configuration inédite, peut au contraire être une chance et ouvrir la porte à des réformes libérant les énergies du marché et à un peu d’audace pour relancer l’Europe.
- [La composition du nouveau gouvernement Merkel pourrait changer les orientations européennes si ce n’est dans la finance au moins vers une écologie participative- MC]
Patrick Saint-Paul, Le Figaro – Source (Extrait)